Un itinéraire en Pologne à la découverte des traces juives

En parcourant les pages du site Shabbat Goy vous découvrirez une présentation des nombreux sites de mémoire juive que j’ai pu visiter jusqu’ici à travers la Pologne. Il ne s’agit pas d’un recensement exhaustif mais simplement de vous transmettre par l’écrit et l’image la perception que j’ai pu éprouver en visitant ces lieux. Vous découvrirez également d’autres articles sur des sujets divers autour de cette thématique.

Shabbat Goy en chiffres : 227 sites sur 298 mis en ligne: 141 cimetières, 103 synagogues, 11 camps, 4 sous-camps et 8 autres sites. 257 galeries qui présentent 5461 images.

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Décoration murale – Wall ornament – Magen David

Metal serie Judaica © Tolonensis Creation

Très bientôt, les premiers modèles des décorations murales en métal sur le thème JUDAICA seront proposés à la vente. Ci dessous le premier modèle Magen David.
» Pour plus d’informations contacter Shabbat Goy.

Very soon, the first models of JUDAICA Metal Wall ornaments designed by Shabbat Goy will be available for sale. Hereafter the first model Magen David.
» For further information feel free to contact Shabbat Goy.

Art juif - Jewish Art - Décoration murale - Wall ornament MAGEN DAVID © Tolonensis Creation

Art juif – Jewish Art – Décoration murale – Wall ornament – MAGEN DAVID © Tolonensis Creation


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Caractéristiques
Diamètre: 40 cm
Support: acier qualité découpé laser
Épaisseur: 2 mm
Poids: 1 kg
Peinture: Électrostatique et cuisson au four
Couleur: RAL 9004 Noir mat
Features
Diameter: 15.75 in.
Support: Steel laser cut
Thickness: 2 mm
Weight: 2.20 lb
Painting: Oven baked powder coating
Colour: RAL 9004 Black mat
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La synagogue Nożyk de Varsovie

Warszawa (Nom allemand: Warschau )
Mazowieckie - (Voïvodie de Mazovie)
Les maisons de prière et les synagogues privées étaient déjà nombreuses autour de la place Grzybowski où une communauté juive s’était développée depuis le début du XVIIIème siècle suite à la fondation du village de Grzybów par…
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La synagogue Nozyk - The Nozyk synagogue

La synagogue Nozyk – The Nozyk synagogue

La dernière synagogue de la capitale perpétue la longue tradition aujourd’hui retrouvée de la communauté juive de Varsovie.

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9ème festival international du film «Motifs Juifs»

La neuvième édition du festival international du film juif qui s’est tenue au cinéma Muranów de Varsovie vient de récompenser le film The flat (l’appartement) de Arnon Goldfinger.

J’ai pu assister ce week-end au visionnage de certains films et documentaires dont vous trouverez mes impressions ici ainsi que la liste des récompenses.
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Situé dans le quartier de l’ancien ghetto, le Kino Muranów (5 rue du général Anders), est un cinéma à 2 salles très convivial, où se déroulent de nombreux festivals cinématographiques à thème.

9ème festival international du film juif

9ème festival international du film juif

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Analyse d’une photographie

Un groupe de femmes à Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir) - © Ghetto Fighter's House

Un groupe de femmes à Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir) – © Ghetto Fighter’s House

La scène présentée sur cette photographie se déroule à Varsovie, précisément à Umschlagplatz, la gare de transbordement qui était située à l’extrémité nord du grand ghetto. Ici un groupe d’une vingtaine de femmes est encadrée par des membres de la police juive dont on distingue deux policiers aux extrémités droite et gauche et sept autres en arrière plan.
Cette photographie m’a impressionné et m’a laissé un sentiment très étrange lorsque je l’ai vue, car ce qui transparaît quand on scrute le visage de ces personnes, ce n’est ni la crainte ni la peur mais comme une impression de soulagement. C’est comme si les femmes de ce groupe était restée à attendre quelque part non loin de là et que, certainement après des heures d’attente dans l’inquiétude et l’angoisse du lendemain, une décision avait été prise et que le groupe venait de se mettre en mouvement. Parmi elles il règne une certaine animation, les femmes regardent de toute part, plusieurs discutent.
On remarque plusieurs choses sur cette photo. Au centre, une femme est légèrement penchée, elle porte à sa bouche une miche de pain, sur son bras droit on distingue clairement le brassard blanc avec l’étoile de David que les juifs devaient obligatoirement porter. A sa gauche, sa voisine tient bien serré sous son bras une miche de pain, elle regarde la femme située sur sa droite qui semble porter un morceau de pain à sa bouche. L’action doit se passer juste après une distribution de pain, c’est ce qui semble avoir rassuré le groupe.
En effet, afin d’inciter les juifs du ghetto à se rendre volontairement à Umschlagplatz, les autorités faisaient savoir qu’en vue du déplacement de populations du ghetto vers les territoires de l’est, il était procédé à une distribution de pain pour toute personne qui se rendrait de son plein gré à la gare de transbordement. Déjà soumis à des épreuves extrêmes et à la famine dans le ghetto, la perspective d’une miche de pain était inespérée et beaucoup de juifs se rendirent en effet à la gare. Ces actions s’inscrivaient durant les grandes déportations de l’été 1942. Mais ici il semble que l’action se déroule à une autre saison. Continuons l’analyse de cette photo.
Derrière la femme qui va mordre dans sa miche on en aperçoit une autre en discussion avec ses voisines. On ne distingue ni hommes, ni enfants dans le groupe. Mais le plus saisissant sur cette photo se déroule à droite. Un petit groupe de cinq femmes entourent le policier juif et discutent avec lui. Elles semblent vraiment rassurées, des sourires se dessinent même sur le visage des trois premières. J’imagine qu’aux questions posées, le policier a dû les réconforter, peut être les renseigner sur leur destination vers l’est. Il est clair qu’un sentiment de soulagement s’échappe et se répand parmi le groupe.
Certainement dans la demi heure qui suit, les femmes grimperont sans résistance dans les wagons d’un train aligné à quai à proximité, en serrant contre elles leur miche de pain. Ce qu’elles ignorent c’est qu’en se dirigeant vers Białystok, le train bifurquera en gare de Małkinia, de là, il s’arrêtera au bout de quelques kilomètres à la lisière d’une forêt, les wagons seront ensuite poussés et les portes s’ouvriront sur les quais d’une fausse gare qui avait été aménagée en bordure du camp d’extermination de Treblinka.
Ce qu’il y a de terrible dans cette photo, c’est que les femmes que nous voyons, relativement détendues et convaincues que de meilleurs jours s’ouvriront pour elles, mourront dans les heures qui suivent.
Groupes de juifs assis dans la rue Stawki devant la gare de Umschlagplatz  (Cliquer pour agrandir)

Groupes de juifs assis dans la rue Stawki devant la gare de Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir)

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Le quartier juif autour de la place Grzybowski

Présentation des articles concernant l’histoire du quartier juif de Varsovie dans les environs de la place Grzybowski et présentation de l’histoire du grand bazar juif Pociejów de la rue Bagno. Egalement la présentation de la synagogue Nożyk.
Mise en ligne de la carte interactive du ghetto de Varsovie (11/1940). Déjà visibles, la présentation de la rue Próźna, la rue Nalewki, les 22 mémoriaux du mur du ghetto.
La carte est en continuel développement, les tracés chronologiques du ghetto seront mis en fonction sous peu (la carte peut poser quelques problèmes avec une version IE 8).
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Le journal de Rutka Laskier

Rutka est née en 1929, probablement à Gdańsk, alors Dantzig. Son père Jakub Laskier et sa mère Dvora Hampel étaient originaires de Będzin, une ville située au nord-est de Katowice en Haute Silésie, dans le sud de la Pologne. La présence des juifs à Będzin est très ancienne puisqu’elle remonte au début du XIIIème siècle. La famille Laskier était copropriétaire d’une minoterie à Będzin. Les parents de Rutka s’installèrent en Poméranie à Gdańsk après leur mariage en 1925 où Jakub exerça en tant qu’employé de banque. La famille fut de retour à Będzin en 1930 et le petit frère de Rutka, Heniuś naquit en 1937.

Début 1940, un ghetto fut établi à Będzin où furent confinés 30 000 juifs. Les Laskier emménagèrent avec d’autres familles dans une maison qui fut réquisitionnée à la famille polonaise Sapińska. Alors que le ghetto était encore ouvert, la jeune Stanisława Sapińska, un peu plus âgée que Rutka, se rendit dans la maison familiale et se lia d’amitié avec Rutka. Sentant le dénouement arriver le 24 avril 1943, dernier jour noté dans son cahier, elle fit part à Stanisława de l’existence du journal et lui demanda son aide pour le cacher afin qu’il puisse servir de témoignage. Le journal fut alors placé dans un faux-plancher de l’escalier. La famille Laskier fût transférée vers le ghetto fermé de Kamionka situé à un autre endroit de la ville et Rutka fut employée dans une usine.
Rutka Laskier

Rutka Laskier

La famille fut déportée vers le camp d’Auschwitz-Birkenau en août 1943. Un témoignage retrouvé rapporte qu’en décembre 1943, Rutka attrapa le choléra. Elle fut transportée jusqu’à la chambre à gaz par une amie codétenue, Zofia Minc, qui témoignera par écrit après la guerre. Sa mère, sa grand-mère et son petit-frère périront également.
Le journal fut retrouvé par Stanisława après la liquidation du ghetto lorsque les polonais furent de nouveau autorisés à reprendre possession de leur maison. Stanisława garda le précieux journal dans sa bibliothèque durant 63 années. Ce n’est qu’en 2005, après l’intervention de Adam Szydłowski, alors président du Centre de culture juive de la région de Zagłębie et qui avait été informé de l’existence du journal, que celui-ci sera rendu public puis publié en polonais et enfin porté à la connaissance de Yad Vashem.
Dans son journal qu’elle écrit en cachette, en polonais, elle raconte ses préoccupations d’adolescente, ses rapports avec ses amis, ses premiers émois amoureux dans lesquels il est question d’un certain Janek. Elle y relate également la dure vie dans le ghetto, les exactions et aussi la réalité de la prise de conscience du destin qui se noue, l’existence non loin de là à Auschwitz des chambres à gaz et des fours crématoires dont personne n’ignore l’existence.
Extrait: « 20 février 1943 : J’ai le sentiment que j’écris pour la dernière fois. Il y a une rafle en ville. Je n’ai pas le droit de sortir et je deviens folle : emprisonnée dans ma propre maison ! Toute la ville suspend son souffle et attend. Cette attente est pire que tout et je souhaite que cela finisse vite ! Ce supplice est infernal. J’essaye de chasser ces pensées, mais le lendemain elles continuent de me harceler comme des mouches …
Après la guerre Jakub Laskier qui survécu à la tragédie émigra en Israël, il se remaria et eut une fille prénommée Zahava. Celle-ci, alors âgée de 14 ans, appris l’existence de la première famille de son père après avoir découvert tardivement la photo de Rutka et de Heniuś dans un album photos.
En juin 2007, Stanisława Sapińska s’est rendue à Yad Vashem pour assister à la cérémonie de remise du journal de Rutka en présence de la demi-sœur de Rutka, Zahava, de l’ambassadeur d’Israël en Pologne, du maire de Zagłębie et du directeur de Yad Vashem.
Le journal de Rutka Laskier rejoint celui d’Anne Frank, elles ont témoigné à travers des cahiers les derniers souffles de leur jeunesse perdue.

Un documentaire de 40 mn a été réalisé par Alexander Marengo pour le compte de la BBC et a été diffusé en 2009. Il relate le voyage de la demi-soeur de Rutka, Zahava Sherz en Pologne.
The Secret Diary of the Holocaust (en) parties : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.

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La mort d’un cimetière juif

Une destruction irrémédiable

L’actualité récente de Błonie, cette petite bourgade située à l’ouest de Varsovie illustre dans une certaine mesure la perception que peuvent avoir aujourd’hui certains polonais à l’égard des communautés juives disparues, dans un pays où des chiffres évaluent la population actuelle juive à 8000 âmes sur 35 millions d’habitants, soit 0,00025% de la population…
Alors que l’on commémore le 70ème anniversaire de l’insurrection du Ghetto de Varsovie et que l’on inaugure le Musée de l’Histoire des Juifs de Pologne non loin de là, un ou quelques individus ont pénétré sur les vestiges de l’ancien cimetière juif de Błonie pour briser à coups de masse les dernières pierres tombales encore existantes.

Le cimetière - The cemetery - Blonie

Le cimetière – The cemetery – Blonie

Le propos n’est pas ici de faire porter une responsabilité aux habitants de cette petite ville bien évidemment, en tant que français, je serai bien mal placé pour donner des leçons là où de nombreuses attaques antisémites jalonnent l’actualité de mon pays. Il est simplement d’exprimer ma profonde amertume et ma colère devant l’impact que peut représenter cet événement face aux multiples actions qui sont menées depuis maintenant de très nombreuses années pour restaurer et réhabiliter à travers tout le pays des cimetières juifs et d’autres lieux de mémoire juive.
Mais à Błonie, les dernières tombes juives que j’avais eu l’occasion de découvrir il y un peu plus d’un an ont été détruites.
Irrémédiablement…

Découvrir le cimetière juif de Błonie sur Shabbat Goy.

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Le cimetière juif de Sędziszów Małopolski

Sędziszów Małopolski (Nom yiddish: Sendeshov,Shendeshov)
Podkarpackie - (Voïvodie de Basses-Carpates)
La première mention de la présence de juif à Sędziszów Małopolski remonte à 1673 avec le recensement de 21 familles. Une synagogue est mentionnée pour la première fois en 1760. A cette période 378 juifs vivaient en ville.
Durant la seconde…
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Autrefois ils représentaient la moitié des habitants de la commune, aujourd’hui il ne subsiste plus qu’une petite vidéo et un cimetière bien vide pour se rappeler l’ancienne communauté juive.

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Neuvième édition du festival international « Motifs juifs »

Kino Muranów – Edition 2013

Du 23 au 28 avril 2013 se déroulera au cinéma Muranów (ul. Andersa 5) à Varsovie la 9ème édition du festival international cinématographique «Motifs juifs».

Découvrir la liste des films sur le site du festival.

Les films et documentaires sont présentés au public tout le long de la semaine. Les projections sont réalisées avec un système de sous-titrage en anglais et en polonais.

Edition 2012.

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Muranów, une histoire en deux mots…

De Murano à ghetto, naissance et mort d'un quartier - Photo © Bundesarchiv

De Murano à ghetto, naissance et mort d'un quartier - Photo © Bundesarchiv

Murano

Murano est le nom d’une petite île située à quelques encablures au nord de la cité de Venise.
Murano était et est toujours internationalement connue pour ses fabriques et ses artisans souffleurs de verre. Cette longue tradition remonte au XIIIème siècle lorsque les artisans verriers furent obligés par le Sénat de la République de Venise d’aller s’installer sur l’île de Murano afin de limiter au maximum tous risques d’incendies provoqués par les fours dans l’enceinte de la cité. Le savoir-faire et l’organisation professionnelle des artisans et des maitres verriers était alors très étroitement encadrée et surveillée afin que les secrets de fabrication restent confinés pour alimenter le juteux commerce du verre en Europe à tel point que même le verre brut ne pouvait être exporté.
Sous le règne de Louis XIV, Colbert alors ministre des finances du roi, fît venir des artisans vénitiens moyennant compensations financières afin d’acquérir leur savoir-faire qui fût mis en œuvre dans le cadre de la réalisation de la galerie des glaces lors de la construction du château de Versailles. Dès 1665, il établi le projet de création de la Manufacture royale de glaces de miroirs dans la commune picarde de Saint Gobain, devenue aujourd’hui la société éponyme Saint Gobain que l’on connait.

De Murano à Muranów

Au XVIIème siècle, un architecte italien du nom de Giuseppe Simone Bellotti (-1708), natif de l’île de Murano, vint exercer ses talents en Pologne sous le règne des rois Michał Korybut Wiśniowiecki (1669-1673) et Jan III Sobieski (1674-1696). A cette époque de nombreux artistes et architectes italiens vinrent en Pologne où ils introduisirent et développèrent, pour le compte de familles royales, de la noblesse et du clergé, le style baroque polonais que l’on retrouve aujourd’hui à travers des monuments, des églises et certaines synagogues. En 1688, il se maria avec Marianna Olewicka et s’installa dans un manoir dont il donna le nom de Murano. Ce manoir se trouvait alors dans les environs de l’actuelle place Muranowski à Varsovie.

Lorsque les juifs installés dans les environs de Varsovie depuis leur expulsion de 1527 purent revenir en ville, beaucoup s’établirent dans la rue Nalewki dès la fin du XVIIIème siècle qui devint par la suite la principale artère du quartier Muranów, le cœur du quartier juif de Varsovie.

Getto

De tous temps, les juifs se sont regroupés autour d’une ou plusieurs rues, souvent pour former un quartier juif. Ces regroupements étaient essentiellement motivés par des considérations religieuses (le miniane, proximité de la synagogue…) et par la proximité de lieux communautaires. Les communautés exerçaient alors une forme autonome de fonctionnement. En France au moyen-âge, on appelait ces quartiers juiveries et dans le sud de la France, on faisait référence à carriere. C’est après le concile de Latran en 1215 que le confinement des juifs dans un espace réservé fut recommandé.

L’origine la plus probable du mot tire sa source du mot vénitien getto qui signifie fonderie et qui désignait le quartier de Venise où on fondait les bombardes. Suite à un décret publié en 1516, les juifs de Venise durent s’installer dans ce quartier qui était délimité à l’origine par quelques rues. A travers toute l’Europe, durant de nombreux siècles, les juifs furent souvent confinés dans des quartiers réservés. L’un des plus fameux en Pologne était celui de Kazimierz, autrefois instauré dans le faubourg sud de Cracovie.

Ghetto

Mais c’est durant la seconde guerre mondiale que ce mot pris toute son ampleur en Pologne avec la création de plus de 400 ghettos par les nazis, et notamment le plus emblématique, le ghetto de Varsovie qui fut établi principalement dans le quartier juif de Muranów.

De Murano à ghetto, tel est le destin de deux mots vénitiens étroitement liés à la naissance et à la disparition du quartier juif de Muranów de Varsovie.

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La synagogue de Pułtusk

Pułtusk (Nom allemand: Pultusk) (Nom yiddish: Pultosk)
Mazowieckie - (Voïvodie de Mazovie)
La première présence de juifs à Pułtusk est assez ancienne puisqu’elle remonte à 1486, date à laquelle il est fait mention de Rubin, un juif en provenance de Varsovie, dans un acte de la cour de Mazovie. Mais une source provenant d’un…
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Érigé en 2004, le mémorial rappelle une très ancienne présence de juifs dans la ville et dans la région.

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Une famille polonaise ordinaire

Le tragique destin de la famille Ulma

Avant Propos : Dans les pays de l’est, la répression n’avait aucune commune mesure avec ce qui pouvait se passer dans les pays occupés de l’ouest, comme en France. En Pologne, cacher un juif était puni de la peine capitale et la sentence était exécutée immédiatement. De plus, cette sentence était appliquée non seulement au chef de famille ou à celui qui avait caché des personnes, mais également à toute sa famille, aux personnes présentes au moment de l’arrestation. De fait, des familles entières ont été exécutées après découverte d’une cache, bien souvent suite à une dénonciation. Il était aussi dangereux pour un polonais de cacher un juif des allemands que de ses voisins.

Une famille paisible : Markowa est une bourgade de 4500 personnes située à 5 kilomètres au sud-est de Łancut où vivait la famille Ulma, une famille modeste, catholique. Józef Ulma, 44 ans, était diplômé d’une école d’agriculture et exerçait des activités agricoles, d’apiculture et possédait un élevage de vers à soie, il était issu d’une famille pauvre. Józef était marié à Wiktoria, 32 ans. Ils vivaient simplement dans ce petit village de Basses-Carpathes, avec leurs 6 enfants, Stanisława (8 ans), Barbara (6 ans), Władysław (5 ans), Franciszek (4 ans), Antoni (3 ans) et Maria (18 mois). La famille Ulma attendait leur septième enfant et Józef avait une passion pour la photographie.
Dès le début de l’occupation, Józef s’était impliqué dans l’aide d’une famille juive et c’est au milieu de l’année 1942 qu’il pris la décision de cacher 8 juifs sous son toit. En dépit de la terrible menace qu’il faisait courir à sa famille, lui et sa femme accueillirent un commerçant juif en négoce de bovins du nom de Szall avec ses 4 garçons ainsi que Gołda et Layka Goldman et sa fille.

Wiktoria Ulma et ses six enfants

Wiktoria Ulma et ses six enfants

Le jour du drame

Le 24 mars 1944, vers 5 heures du matin, un groupe de 4 gendarmes allemands venant de Łańcut et de 4 policiers bleus encercla la maison de la famille Ulma suite à une probable dénonciation d’un policier polonais originaire de Galicie nommé Włodzimierz Lesia qui avait saisi les biens de la famille Szall et avait caché ces derniers tant qu’ils pouvaient monnayer leur protection. Lorsque les Szall eurent épuisé leur argent alors que le policier avait conservé leurs biens, il les expulsa. Dès qu’il appris leur nouvelle cache, il les dénonça aux autorités d’occupation.

Les allemands pénétrèrent dans la maison et tuèrent tous les juifs. Ils firent sortir Józef et Wiktoria et les exécutèrent devant leur maison. Devant les hurlements des enfants Ulma, l’officier allemand Eilert Dieken décida de leur exécution et les enfants furent également tués. Les policiers bleus assistèrent à la scène ainsi que des charretiers que l’on avait amené là pour récupérer des affaires et emmener les corps; ils restèrent marqués toute leur vie par la terrible scène dont ils furent témoins. L’un des policiers allemands tua 4 enfants et détroussa Gołda Goldman de ses objets de valeur. Sur ordre des allemands, les victimes furent enterrés et une semaine plus tard des hommes du village revinrent et les mirent dans des cercueils.
Jozef et Wiktoria Ulma

Jozef et Wiktoria Ulma

Au moins 5 familles de Markowa cachèrent plus d’une vingtaine de juifs qui survécurent et partirent s’installer aux États-Unis, au Canada et en Israël après la guerre.
L’un des policiers bleu retrouvé par la résistance polonaise fut jugé et exécuté. Le lieutenant Eilert Dieken qui vivait en Allemagne de l’ouest fut reconnu coupable et condamné par la justice allemande en 1960 mais il s avéra qu’il était déjà mort. Joseph Kokott, le policier allemand qui avait exécuté quatre des enfants fut retrouvé en 1957 en Tchécoslovaquie où il vivait caché, il fut jugé et condamné par le tribunal de Rzeszów en Pologne, sa peine fut commuée en détention à perpétuité et il mourut en prison en 1980.
En 1995, la famille Ulma a été honorée du titre de Juste parmi les Nations et une procédure en béatification a été initiée en 2003. En 2004, les autorités communales et régionales ont dévoilé un monument à la mémoire de la famille Ulma. La famille est enterrée au cimetière de Markowa.
Photos de la commémoration du 69ème anniversaire de la disparition de la famille Ulma.
Article wikipedia sur le Sauvetage de Juifs par des Polonais pendant la Shoah.
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Le cimetière juif de Izbica

Izbica (Nom yiddish: Izbitza)
Lubelskie - (Voïvodie de Lublin)
La plus ancienne présence de juifs à Izbica remonte à la seconde moitié du XVIIIème siècle. Initialement présents dans les environs et dans le village voisin de Tarnogóra, les juifs firent face à l’hostilité des chrétiens au…
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La commune se rappelle le vieux Shtetl à travers la préservation des restes de son cimetière juif.

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Vestiges juifs dans la région de Łowicz

Łowicz est une ville située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Varsovie. Il ne reste pratiquement plus de traces de la présence juive dans ce secteur. Les premières communautés s’étaient installées durant le XVIIIème siècle et s’étaient développées.
Au tournant du XXème siècle et pendant la première guerre mondiale, beaucoup de juifs de cette région ont immigré vers les États-Unis et vers d’autres villes.

Łowicz était réputée depuis le milieu du XIXème siècle pour l’art du papier coupé (Wycinanki) qui y était pratiqué, art que l’on a rencontré également dans la tradition religieuse juive en Pologne.

Le cimetière juif de Łowicz.
Le cimetière juif de Bolimów.
Le cimetière juif de Sobota.
Le cimetière juif de Piątek.
Le cimetière juif de Bielawy.
La synagogue de Bolimów.

L'Art juif du papier coupé - Synagogue Nożyków de Varsovie. © www.shabbat-goy.com

L'Art juif du papier coupé - Synagogue Nożyków de Varsovie. © www.shabbat-goy.com

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Usage quotidien de pierres tombales juives

L’utilisation de pierres tombales volées dans des cimetières juifs

Łukasz Baksik est un jeune photographe polonais qui a parcouru la Pologne entre 2008 et 2012 afin de collecter des clichés qu’il présente dans un album intitulé Usage quotidien de pierres tombales (Macewy codziennego użytku). Ce recueil de photographies présente ce qu’a été le destin de nombreuses pierres tombales volées dans les cimetières juifs et que l’on peut retrouver scellées dans des murs ou des marches d’escaliers, utilisées comme pavements ou dans certains monuments funéraires chrétiens, dans les fondations de granges, de maison…
Son action s’inscrit dans le débat sur la disparition des traces de la culture juive non seulement par les nazis mais également par des polonais.

Durant la seconde guerre mondiale, l’immense majorité des cimetières juifs en Pologne ont été dévastés et il était habituel que les allemands réutilisent les pierres tombales comme matériaux de construction et de terrassement ou les revendent aux autorités locales du moment. Après la guerre, durant plusieurs décennies, de nombreuses pierres tombales furent dérobées dans les cimetières pour être utilisées de diverses manières.
Pierre tombale utilisée comme meule. Cimetière juif de Varsovie de la rue Okopowa - © www.shabbat-goy.com

Pierre tombale utilisée comme meule. Cimetière juif de Varsovie de la rue Okopowa - © www.shabbat-goy.com

Aujourd’hui, beaucoup de ces vestiges réapparaissent au gré des travaux de modernisation urbain à travers le pays. Ces pierres tombales ou bien souvent morceaux de pierres reprennent le chemin du cimetière local où font alors l’objet de l’édification d’un lapidarium lorsque le cimetière a disparu.
Il arrive également parfois que des polonais ramènent dans les cimetières des pierres tombales réapparues lors de travaux ou qui ont été modifiées pour un autre usage comme quand elles furent par exemple transformées en pierre à aiguiser pour des meules.

Découvrir des morceaux de pierres tombales juives dans une cour d’école à Kazimierz Dolny.
Voir la page de présentation des cimetières juifs en Pologne.

Le site web de Łukasz Baksik.
Macewy codziennego użytku. Auteur: Łukasz Baksik.
Editions: Wydawnictwo Czarne. 144 pages, polonais. ISBN: 978-83-7536-580-1

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Berek Joselewicz

Histoire d’un patriote juif polonais

Dow Baer (Berek) Joselewicz est né à Kretynga (actuelle Lituanie) en 1764. Il meurt en combat en 1809 à Kock (actuelle Pologne).
Kretynga fait partie de la République des Deux Nations qui est une République fédérale aristocratique qui englobait alors la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, la Biélorussie, une partie de l’Ukraine ainsi que l’oblast de Smolensk.
Durant sa jeunesse, Berek Joselewicz reçoit une formation dispensée par son oncle dans la tradition juive mais également polonaise. Plus tard, il exerce des activités dans le commerce pour le compte du Prince Massalski, un magnat polonais. Ses activités l’amènent en Europe occidentale où il apprend le français et l’allemand et il assiste au début de la Révolution Française. Il exerce également en Hollande, en Saxe, en Autriche et prospère au point qu’il amasse une petite fortune. De retour en Pologne, il s’installe à Varsovie dans le quartier de Praga et développe des activités autour du commerce des chevaux en collaboration avec le banquier et fournisseur de l’Armée Szmul Zbytkower.
En 1795, il est le seul juif du Faubourg à apporter son soutien financier à l’insurrection contre la troisième partition de la Pologne.

Berek Joselewicz peint par Juliusz Kossak

Berek Joselewicz peint par Juliusz Kossak

Désireux de participer à l’insurrection, il rejoint la Milice polonaise puis émet une requête auprès de Tadeusz Kościuszko afin de pouvoir créer une unité entièrement juive. En 1794, il se retrouve avec le grade de colonel à la tête d’une brigade de cavalerie juive qu’il commence à mettre en place. Il diffuse un appel aux armes en yiddish pour inciter la communauté juive à entrer en résistance contre les russes et les prussiens. Entre 400 et 600 juifs de toutes origines intègrent le régiment de cavalerie. Durant les événements de l’insurrection du faubourg de Praga où vivaient 7000 personnes dont 5000 juifs. Le régiment est encore en formation quand il affronte les troupes russes qui le décime lors de la défense du faubourg et de Varsovie.
Il se rend en Galicie et s’installe à Lwów en 1795. Il tente sans succès de créer une troupe de volontaires juifs (Galiziches Judencorps) au sein de l’Armée Autrichienne puis rejoint en Italie les légions polonaises du général Jan Henryk Dąbrowski en 1797 qui sont intégrées au sein des armées napoléoniennes et il accède au grade de capitaine de cavalerie. Il participe aux batailles de Novi, Hohenlinden, Austerlitz et Friedland. Il est décoré de l’Ordre militaire de Virtuti Militari et de la Légion d’Honneur.
La mort de Berek Joselewicz peint par Henryk Pillati

La mort de Berek Joselewicz peint par Henryk Pillati

En 1807, il quitte les légions avec le sentiment d’une discrimination à cause de sa judéité et de sa non filiation nobiliaire ainsi qu’une forte incertitude quant aux possibilités de combattre pour l’indépendance de la Pologne. Il rejoint le corps des dragons de Hanovre deux ans plus tard et participe sous commandement français à des batailles en France, en Italie et en Autriche. Avec la création du Duché de Varsovie créé par Napoléon 1er,il rejoint la Pologne et prend part à de nombreuses batailles à la tête d’une brigade de cavalerie.
Ses faits d’armes et le respect qu’on lui porte lui font intégrer la loge maçonnique de l’Union des Frères Polonais.
Le 5 mai 1809, il meurt lors d’un affrontement avec des dragons hongrois à proximité de la commune de Kock.
Durant le XIXème siècle qui a vu la Pologne sous domination étrangère, l’engagement de Berek Joselewicz servira d’exemple pour les juifs polonais qui s’engageront dans les combats pour l’indépendance nationale.
Aujourd’hui, une stèle est érigée sur le lieu même où Berek Joselewicz est tombé sous les sabres des hongrois.
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Warszawa 1935

Un film événement très attendu en Pologne.

Il s’agit d’une reconstitution animée 3D en images de synthèse d’une exceptionnelle qualité sur le thème de la Varsovie d’avant-guerre.

Warszawa 1935 - Animation 3D sur la Varsovie d'avant guerre © Studio Newborn

Warszawa 1935 - Animation 3D sur la Varsovie d'avant guerre © Studio Newborn


Un impressionnant travail de précision historique a été mené par Tomasz Gomoła et l’équipe du Studio Newborn. Les amoureux et curieux qui, comme moi, ont découvert l’histoire de la capitale détruite durant la deuxième guerre mondiale, à travers récits, photos et cartes postales anciennes, seront enthousiasmés par le réalisme de ce film.
L’animation s’ouvre sur des vues du centre ville autour de l’avenue Marszałkowska et de la gare Wiedeński. Une automotrice fait son entrée en gare, il fait encore nuit et une légère brume recouvre les rues de la capitale. Les lampadaires diffusent une lumière blafarde sur les façades des immeubles de style de la belle avenue d’antan. Un détour dans les environs du Philharmonique, puis par la place Napoléon et un envol autour du Prudential, le premier gratte-ciel de la capitale, nous fait découvrir une vue aérienne splendide. Et c’est ainsi que nous déambulons dans les rues de la capitale au petit matin puis dans la journée sous une lumière qui habille de manière spectaculaire l’animation du centre ville de Varsovie, avec ses voitures anciennes, ses bus et ses calèches qui déambulent autour des tramways rouges. Ainsi se déroule la première partie de ce film.
Après cette mise en bouche du plus bel effet, je me prépare à découvrir d’autres lieux emblématiques de la capitale.
Warszawa 1935 - La Varsovie d'avant guerre. Avenue Marszałkowska © Studio Newborn

Warszawa 1935 - La Varsovie d'avant guerre. Avenue Marszałkowska © Studio Newborn

La seconde partie s’annonce un peu décousue, je cherche le fil conducteur. De la place Dąbrowski on se retrouve à la place Tłomackie avec un grand bâtiment que les non connaisseurs auront du mal à identifier dans un premier temps si ce n’est par l’un des chandelier à cinq branches qui ornaient l’entrée de la grande synagogue. De là, je m’attends à remonter vers le nord, à arriver devant l’arsenal, j’espère découvrir l’imposant immeuble du passage Simons puis remonter la rue Nalewki, le cœur de la Varsovie juive qui concentrait la plus forte animation de la capitale… Non. La caméra revient au milieu du jardin de Saxe et se faufile entre les arbres, j’aperçois au loin des colonnes du palais de Saxe … Un jeu d’ombres révèle devant mes yeux les colonnes du palais, et… on repart… Comment ça on repart ? Et le palais de Saxe ?
Une vue aérienne se dessine, je reconnais la diagonale caractéristique de la rue Twarda aujourd’hui amputée par l’axe nord-sud Jean-Paul II. Encore un saut d’hirondelle un peu plus au nord qui nous amène au dessus de l’église Karol Boromeusz au bout de la rue Chłodna, d’où nous nous envolons vers l’est, un peu trop en altitude, au dessus de la caserne des pompiers, des halles Mirowski, de la halle marchande Gościnny Dwór, de la place Żelazna brama… La promenade aurait été tellement plus belle vue de la route avec la configuration disparue devant les halles Mirowski, le palais Lubomirski dans sa position initiale, l’étonnante halle de la rue Rynkowa et tout ce quartier disparu… Et le film termine avec une promenade en statique. L’avenue s’est figée, seule la caméra zigzague entre les tramways fixes, parmi des gens, des voitures, des bus.
J’aurai tellement aimé retrouver la place Grybowski, emprunter la rue Próźna et déboucher à Marszałkowska et aussi beaucoup d’autres lieux emblématiques disparus. Si je me retrouve facilement au gré de la topologie de la Varsovie d’avant-guerre que j’ai appris à assimiler avec les plans d’autrefois et les vieilles cartes postales, je pense que les voyageurs varsoviens d’un instant seront un peu perdus, déboussolés, tant bien même quelques indications écrites seront présentées à l’écran. Par moments, il manque des vues en transparence entre les images d’antan et celles d’aujourd’hui, il manque un guide, il manque une mise en scène dans le voyage.
A l’issue du visionnage de ce film, une curieuse impression s’empare de moi, la même que je peux avoir lorsque je suis plongé dans un rêve et que la sonnerie brutale du réveil vient me surprendre. Pourquoi un si impressionnant travail de 3 années de reconstitution historique de grande qualité artistique et technique, pour un film qui ne dure que 20 minutes ? Avec Warszawa 1935, j’ai été transporté dans une ville magnifique, insoupçonnée, mais je reste sur ma faim. J’attends donc, j’espère donc une version 2D nettement plus longue et qui saura me prendre par la main pour déambuler à travers tous ces coins de ville reconstitués mais que je n’ai vus que de trop loin et de trop haut.
Autant avec les dix premières minutes j’ai été subjugué, avec les dix suivantes j’ai l’impression d’avoir vu la bande annonce du prochain film.
Tout de même un grand bravo à l’équipe pour cette magnifique réalisation.
Alors ? A quand la suite ?
» Aller sur le site Web de Warszawa 1935

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La synagogue orthodoxe

Intérieur d'une synagogue orthodoxe  - Cliquer pour agrandir - Création Shabbat Goy

Intérieur d'une synagogue orthodoxe - Cliquer pour agrandir - Création Shabbat Goy

Dessin réalisé par Shabbat Goy en vue de la réalisation de la page générale de présentation des synagogues.
Le dessin illustre l’intérieur d’une synagogue de type orthodoxe d’après des sources inspirées des synagogues de Tykocin (présentation à venir), de Łancut et de la synagogue Remuh de Cracovie.
Sont mis en avant l’Arche sainte (aron ha-kodesh), la Bimah, la galerie des femmes.
Intérieur d'une synagogue orthodoxe - Cliquer pour agrandir - Création Shabbat Goy

Intérieur d'une synagogue orthodoxe - Cliquer pour agrandir - Création Shabbat Goy

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Le cimetière juif de Pułtusk

Pułtusk (Nom allemand: Ostenburg) (Nom yiddish: Pultosk)
Mazowieckie - (Voïvodie de Mazovie)
La première présence de juifs à Pułtusk est assez ancienne puisqu’elle remonte à 1486, date à laquelle il est fait mention de Rubin, un juif en provenance de Varsovie, dans un acte de la cour de Mazovie. Mais une source provenant d’un…
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Un lapidarium vient d’être érigé en 2012 en mémoire des juifs de la ville.

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Le cimetière juif de Ulanów

Ulanów (Nom yiddish: Ulanov)
Podkarpackie - (Voïvodie de Basses-Carpates)
La présence de juifs à Ulanów est attestée en 1627 avec la présence d’une synagogue, mais leur installation semble plus ancienne dans le village voisin de Bielinec.
103 juifs étaient recensés en ville en 1673.
La Continuez la lecture »

Un cimetière préservé malgré les attaques du temps en souvenir de la moitié de la population juive disparue.

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