Un itinéraire en Pologne à la découverte des traces juives

Partez à la découverte des 334 sites de mémoire juive que j’ai visité jusqu’ici à travers la Pologne et venez partager un riche et émouvant voyage dans les anciens shtetl et quartiers juifs. Vous découvrirez également de nombreux articles autour de ce sujet en Pologne et ailleurs.
» Shabbat Goy en chiffres c’est 256 sites sur 334 mis en ligne: 167 cimetières, 112 synagogues, 11 camps, 4 sous-camps et 9 autres sites. C’est aussi 315 galeries.

La page BASE Sites a été modifiée. Tous les sites visités sont présentés avec possibilité directe de localisation de chaque site sur Google Maps.
The page BASE Sites has been updated. All visited sites are presented with a direct possibility to localize each site on Maps.

Les décorations murales Judaica sont disponibles à la vente dans notre boutique.
Wall ornaments Judaica are available in our eShop.
Utilisation de photos voir la rubrique A propos | Use of pictures check folder A propos.
>> Le compteur Facebook Like a été remis à zéro, n’hésitez pas à cliquer et à partager !
>> Facebook Like register has been erased, don’t hesitate to click and share !

Publié dans Camps, Cimetières, Judaica, Synagogues | Marqué avec , , , , , , , , , | 2 commentaires

Le cimetière juif enseveli, à Białystok

De l’effacement vers la renaissance ?

A Białystok, la grande ville du nord-est située en région de Podlachie, à la fin de la guerre, c’était un peu comme à Varsovie, une partie de la ville avait été détruite et le ghetto rasé. Auparavant, dans cette grande ville qui avait vu naître Zamenhof, le père de l’esperanto, les juifs représentèrent jusqu’à 76% de la population vers le milieu du XIXème siècle et ils étaient encore 45 000 à l’entrée en guerre.

Le cimetière Rabinique - The rabbinical cemetery - Bialystok

L’ancien cimetière Rabinique – The former rabbinical cemetery – Bialystok (Cliquer pour agrandir) © Google Maps


Ci-dessous, le lien vers le film documentaire Central Park réalisé par Tomasz Wiśniewski, un grand spécialiste et une référence de l’histoire juive pour toute cette région de la Pologne, qui présente l’histoire du cimetière dit « Rabinique » (Rabbinical cemetery) aujourd’hui disparu et qui abritait encore avant la guerre de très nombreuses tombes anciennes de personnalités religieuses éminentes de la communauté juive.
Durant les années 1950, avec la bénédiction des autorités communistes, le cimetière fut enseveli sous des milliers de tonnes de gravats des ruines de la ville et fut transformé en parc, le parc central qui trône aujourd’hui vers le centre-ville.
Tomasz Wiśniewski a interviewé Michał Bałasz un ancien ingénieur de la ville qui a été en charge des travaux durant cette période. Ce dernier évalue que sur ce qui restait du cimetière au moment de l’ensevelissement, plus d’un millier de tombes étaient encore présentes.
En 1939, le cimetière rabinique s’étendait sur 4 hectares et abritait 5000 tombes.
Aujourd’hui l’idée de redonner vie au cimetière disparu émerge avec la certitude que d’innombrables pierres tombales juives reposent sous le parc.

» Cliquer ici pour visionner le film (sous-titres en anglais).


Découvrir la Présentation grand du cimetière juif de Białystok sur Shabbat Goy.
Publié dans Cimetières | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Shérif, fais-moi peur !

De la mémoire à la banalisation ou le parcours du combattant

Qui n’a pas gardé un souvenir ému de John Wayne (Zara) et de sa célèbre marinière à l’étoile de Shérif dans ses majestueuses apparitions dans Rio Bravo ou dans la Chevauchée fantastique ?
Hein ?!

Aujourd’hui, c’est un groupe de k-pop (kézako* ?) de donzelles sud-coréennes appelé Pritz qui se sont inspirées de la signalisation routière.
En effet, d’après un article de presse (voir plus bas), afin de promouvoir les bons comportements au volant, enfin je présume, elles se sont affublées d’un costume qui nous fait effectivement penser à un agent de la circulation routière, ou peut être à un Shérif américain avec un écusson qui nous rappelle un panneau de signalisation.
Un panneau. Oui. Mais lequel au fait ?
Voir un article sur le costume k-pop de signalisation routière

(* Kézako : de l’occitan « Qu’es aquò ? », qu’est-ce que c’est ?)

John Wayne Zara

John Wayne Zara (Cliquer pour agrandir)

B comme business et banalisation

B comme business et banalisation – Le groupe de k-pop Pritz

Les années aidant, on aurait pu penser qu’à force d’éducation et de communication les choses iraient en s’améliorant, mais force est de constater que c’est plutôt le contraire qui est en train de se produire. Certes il ne faut pas généraliser et vous me rétorquerez que Séoul est à 13 heures d’avion d’Auschwitz et qu’en 1942 les coréens se débattaient avec les japonais, mais quel habitant d’une grande métropole n’a pas vu un jour, dans un film, un documentaire, ne serait-ce qu’une image de membres et de grands rassemblements nazis d’avant guerre au point de ne pas faire ce genre de lien ?

Ce nouvel article qui s’ajoute désormais à bien d’autres me fait penser au thème du documentaire présenté lors du dernier festival du film juif de Varsovie, dans lequel deux jeunes filles russes qui participaient à un jeu télévisé et à qui on demandait ce que signifiait le mot holocauste répondaient par cette question : « L’holocauste !? Est-ce que c’est de la colle pour papiers peints !? »
Holocaust – is that wallpaper paste? : extrait vidéo

Le thème de l’holocauste que, pour ma part, je considère comme un événement unique dans l’histoire des hommes, de par sa construction, son organisation et son exécution, tend à devenir un événement parmi d’autres quand il n’est pas sous-estimé, voire réduit à un simple détail. Et avec la disparition des derniers survivants et témoins, nous entrerons dans l’ère du romanesque avec tout ce que cela comportera.

Shabbat Goy restera une petite goutte d’eau dans ce déluge de n’importe quoi.
A ma minuscule mesure j’essaie d’inverser la tendance, mais bon… Comme il m’arrive de dire, je ne sais pas où on va, mais on y va.

Publié dans Autres | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Enc… d’allemand !

Est-ce que j’ai une tête d’allemand ? Et alors ? Si j’en avais une ?

Cet été nous avons passé une semaine de vacances au bord d’un magnifique lac dans un patelin qui s’appelle Stare Juchy, c’est à une dizaine de kilomètres de la ville de Ełk, l’ancienne Lyck allemande et encore avant la ville prussienne de Luks. Parce que la région avant la guerre s’appelait la Prusse Orientale. Pour ce qui ignorent de quoi je parle, mais je le comprends, wikipedia nous renseigne très bien sur cet endroit.

Stare Juchy

Une vieille maison allemande (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com


Pour en revenir à mon titre inhabituel, je confirme tout d’abord que je n’éprouve aucune animosité envers les voisins teutons :-)
Je me baladais donc dans cette petite bourgade autrefois allemande. Il arrive d’ailleurs de croiser des voitures allemandes dans la région avec des tempes grisonnantes à l’intérieur, souvent des enfants de familles expulsées après la guerre de territoires qu’ils habitaient depuis des générations, une histoire difficile à découvrir également.
A un moment, je passais devant le jardinet d’une maison où trois gamins gesticulaient sur un trempoline à moitié déglingué. La tentation m’avait pris de faire une photo, mais je jugeais la scène sans trop d’intérêt. Je passais donc mon chemin, et, dans mon dos, j’entendis crier l’aîné (qui devait avoir tout au plus 8 ou 9 ans) « Enc… d’allemand » ! en polonais bien sûr. Je regardais autour de moi pour savoir à qui s’adressait le compliment mais je m’étais douté qu’il me concernait, le gamin ayant pensé que j’étais un allemand de passage avec son appareil photos. Je retournais donc devant le jardinet pour expliquer au gamin qu’il se trompait et que je n’étais qu’un « enc… de français« .
Je repartis quand même assez énervé, pas du gamin non, mais du fait que 69 années après la fin de la guerre, un enfant de la troisième génération née après guerre puisse sortir une chose pareille. Evidemment il l’avait entendue et répétée, certainement à la maison, et pour couronner le tout, dans une ancienne maison allemande !
L’éducation est à la base de tous comportements afin de prévenir les préjugés et les stéréotypes en dépit des expériences de la guerre, qui dans les familles polonaises ont été difficiles et souvent dramatiques. Mais ces genres de réflexions peuvent aussi cibler d’autres populations.
J’ai vraiment parfois l’impression qu’on n’apprend pas grand chose de l’histoire car ce genre de situation peut se répéter n’importe où, et pas qu’en Pologne.
La prochaine fois, je vous parlerai d’une réflexion du même acabit qu’on m’a adressée, mais sur les juifs… Encore un gamin.
Publié dans Autres | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les forêts juives

Sous les feuilles, les tombes

La particularité de nombreux cimetières juifs en Pologne, c’est que ce sont devenu des bois, voire des forêts. C’est d’ailleurs à cela qu’on les localise quand on s’approche et qu’on recherche l’emplacement exact lorsqu’on est à la périphérie d’une ville notamment. Ou un bois isolé au milieu d’un champ avec des arbres plus grands, des vieux arbres, visibles de loin.

Le cimetière juif de Częstochowa

Le cimetière juif de Częstochowa (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Parfois on devine une ancienne allée centrale avec un alignement de quelques grands arbres, comme sur la photo ci-contre.
A Varsovie c’est comme ça. Le cimetière juif de la rue Okopowa est devenu une grande forêt et la comparaison est saisissante si on observe une photo d’avant guerre où on n’avait pas la moindre végétation. Dans l’autre cimetière juif, celui de Bródno dans le quartier de Praga, on a aussi une forêt, mais de pins, un petit peu plus récente puisque le cimetière avait été démantelé dans les années 50, les communistes voulaient le transformer en parc, puis le projet avait été abandonné. Les pierres tombales ont été entassées au fond et les pins se sont mis à pousser.
Avec les années, la végétation s’accumule et des pierres tombales qui étaient affaissées peuvent disparaître sous les feuilles.
D’un côté, ces arbres bouleversent le terrain et bousculent les tombes. D’un autre côté, cette végétation protège les monuments et les pierres tombales d’autres types de dégradations, parfois plus volontaires.
Le cimetière juif de Głubczyce

Le cimetière juif de Głubczyce (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Quand une commune s’attaque à la restauration de son cimetière juif, la tâche peut être de taille, mais le résultat est une renaissance du cimetière qui resurgit dans le paysage. Alors parfois, une pierre tombale peut apparaître, mais c’est quand même rarement le cas car démantelées durant la guerre, volées après la guerre, les pierres tombales ne sont plus là. Elles dorment sous des routes, sous des trottoirs, dans des fondations. Alors on élève une clôture pour préserver ce qui reste du cimetière ou on restaure le mur quand il existe encore, on érige un monument, parfois un lapidarium avec des restes de pierres tombales retrouvées par-ci, par-là.

Et quelques fois, il n’y a plus rien, juste un bois, des arbres, comme sur la photo ci-dessous, et sous ces arbres, des défunts, les oubliés, les sans nom, les anonymes, ceux des forêts juives.

le cimetière juif de Sobota

Le cimetière juif de Sobota (Cliquer pour agrandir) le cimetière juif de Sobota


Voir les cimetières de Częstochowa, de Głubczyce et de Sobota.

Publié dans Cimetières | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Auschwitz, l’équation aux milliers d’inconnues et disparus

Des chiffres, mais plus que ça

Deux années en arrière environ, j’ai acheté un livre d’occasion intitulé KL Auschwitz et qui avait été édité par l’Agence Nationale de l’Edition (Krajowa Agencja Wydawnicza) pour le compte du Musée d’Etat d’Auschwitz. Ce livre avait été édité en 1980 en 5 langues, en polonais, en anglais, en français, en allemand et en russe.
Il présente sur plus de 230 pages une abondante collection photographique des camps d’Auschwitz, mais également quelques photographies de sous camps comme ceux de Trzebinia, Świętochłowice et Blechhammer.

Les quarante premières pages sont consacrées à une présentation dans chaque langue, scindée en deux parties, la première sur l’origine de la base photographique et la seconde sur les camps eux-mêmes. Voici le premier paragraphe de l’introduction :
« Le camp d’extermination de Auschwitz-Birkenau, ledit Konzentrationslager Auschwitz-Birkenau où périrent environ 4 millions d’êtres humains amenés de toute l’Europe fut le plus grand centre de génocide nazi. A Auschwitz-Birkenau périrent des hommes de diverses convictions politiques et religieuses, des membres de la résistance, des personnes déportées de leurs villes et de leurs villages, des prisonniers de guerre soviétique et des civils, des Juifs, des Tziganes, des hommes, des femmes, des enfants, des citoyens de 24 pays. »
Il est précisé ensuite que « les premiers détenus polonais furent amenés le 14 juin 1940, venant de la prison de Tarnów » et plus loin que « …le camp de concentration d’Auschwitz, devint, à partir de 1942, l’un des plus grands centres d’extermination de la population juive » mais aucun chiffre du détail des victimes par nationalité, ethnie, confession n’est alors avancé dans l’ouvrage. Les premiers prisonniers politiques ont effectivement été déportés en juin 1940, ils étaient 728 polonais dont un petit groupe de juifs.

Auschwitz I (Cliquer pour agrandir)  ©  www.shabbat-goy.com

Auschwitz I (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com


Concernant le chiffre de 4 millions de victimes présenté dans l’ouvrage, il fut avancé par la « Commission extraordinaire d’enquête soviétique » qui enquêta sur les très nombreux sites de camps en Pologne puis il fut confirmé par « les calculs estimatifs du Tribunal de Nuremberg et le tribunal national suprême en Pologne« .
Ce chiffre avait été établi dès la fin de la guerre et fut effectivement mis en évidence à Auschwitz jusqu’au début des années 1990. Le film « Nuit et Brouillard » de Alain Resnais, que j’avais visionné la première fois au milieu des années 1970 dans le cadre scolaire, reprenait une estimation de 9 millions de victimes où dans le commentaire Auschwitz était présenté comme symbole à travers cette évaluation totale de victimes dans les camps durant la guerre.

Depuis, ce chiffre a été revu à la baisse et aujourd’hui les données avancées par le Musée Auschwitz-Birkenau et par la très grande majorité des historiens au vu des données aujourd’hui disponibles recense environ 1 100 000 victimes dont 1 million de juifs avec 438 000 juifs hongrois, 300 000 juifs polonais et 69 000 juifs français; entre 70 000 et 75 000 polonais, 21 000 tziganes, 14 000 prisonniers de guerre soviétiques et entre 10 et 15 000 victimes d’autres nationalités.
Si nombre d’historiens depuis longtemps s’accordaient à re-évaluer ce premier chiffre de 4 millions de victimes à Auschwitz, cette estimation fut utilisée pendant des décennies par les régimes communistes soviétiques et dans les pays satellites de l’URSS et notamment en Pologne pour re-écrire le récit historique national en minimisant l’extermination juive au profit des victimes polonaises et russes. Mais ce chiffre fut également repris dans le monde occidental, des décennies durant.
De fait, chez nombre de polonais de cette génération ayant connu la guerre, beaucoup pensent que Auschwitz est un lieu de martyr essentiellement polonais. Cette perception ayant été inculquée par des ré-évaluations historiques au cours des années communistes non seulement auprès de cette catégorie de population mais également auprès de la première génération née après la guerre, les quinquas d’aujourd’hui. Avec l’avènement de la démocratie, l’historiographie polonaise sur le thème de cette période a considérablement évolué et l’éducation a permis d’aborder les réalités historiques sous un autre angle. Cependant, depuis quelques années, il semblerait qu’une petite partie de la nouvelle génération porte un regard plus national et replié sur cette période de l’histoire pour plusieurs raisons, en réaction face à une perception intrusive de l’UE dans la vie politique, sociale, un repli nationaliste pour certains, l’accès instantané au discours révisionniste sur Internet, une perception de saturation de l’histoire de la Shoah au détriment d’autres conflits et génocides et la pollution du message sur fond de conflit israélo-palestinien certes à un moindre niveau qu’en France, un problème éducatif. Au final des éléments d’appréciation et d’évaluation que l’on retrouve aujourd’hui dans beaucoup de pays de l’UE. Ajouté à cette condamnation quasi génétique d’antisémitisme faite aux polonais dans leur ensemble et à cette nouvelle génération de jeunes polonais dont la réaction pour certains est le repli ou la radicalisation alors que d’autres s’investissent en profondeur comme nulle part ailleurs en Europe dans la découverte de l’histoire et du passé juif.

Cette évaluation initiale de 4 millions déjà remise en cause alimentait et continue d’alimenter parallèlement le discours négationniste. La réévaluation désormais officielle de 1,1 million de victimes est utilisée plus que jamais pour minimiser au mieux l’importance actuelle de ce chiffre en pointant les 3 millions de victimes « volatilisées » et donc forcément à déduire du nombre total de juifs disparus durant la Shoah. Et partant de là, avancer des chiffres qui minorent complètement la réalité du génocide si on s’appuie sur le recensement des communautés et populations juives d’avant guerre en Europe centrale, en Europe de l’est et du sud.

La liste ci-dessous présente la population juive dans la plupart des pays d’Europe centrale, de l’est et du sud en 1933 et en 1950
Pologne : 3 000 000 / 45 000
Tchécoslovaquie : 357 000 / 17 000
Allemagne : 565 000 / 37 000
Autriche : 250 000 / 18 000
Hongrie : 445 000 / 155 000
Roumanie : 980 000 / 280 000
Yougoslavie : 70 000 / 3 500
Bulgarie : 50 000 / 6 500
Grèce : 100 000 / 7 000
URSS : 2 525 000 / 2 000 000
Source : United States Holocaust Memorial Museum

69 années après la fin de la guerre, dans une Europe où l’antisémitisme resurgit et s’exhibe sous d’autres formes, le rappel de l’histoire et de la mémoire reste un travail quotidien. Curieusement, dans cette large Europe, la Pologne se singularise aujourd’hui avec sa quarantaine de festivals et manifestations sur le thème de la culture juive qui ont rythmé l’année 2014, l’ouverture de son grand Musée juif et la revitalisation de ses quelques communautés juives. Qui pourrait aujourd’hui imaginer un festival de la culture juive place de la République à Paris sans manifestations d’hostilité, voire émeutes ? Cependant, ces espaces de vie juive disséminés à l’est ne remplaceront jamais ces milliers de shtetl et communautés qui faisaient vibrer le yiddishland d’antan.
L’avenir ne peut pas s’envisager avec la relativisation, la banalisation, la minoration ou l’occultation du passé.

Le site du Musée Auschwitz-Birkenau et sa brochure de présentation en français.

Publié dans Camps, Musée, Négationnisme | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Bande de couillons !

A propos d’une recherche d’un cimetière juif

Le cimetière juif de Leśnica en voïvodie de Opole.

Le cimetière juif de Leśnica (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Le cimetière juif de Leśnica (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com


Hier, je discutais avec une personne à propos de mes visites de cimetières juifs en Pologne et je soulignais que finalement durant toutes ces années, je n’avais jamais rencontré le moindre problème, la moindre insécurité. Bien souvent, des polonais m’avaient aidé à localiser l’endroit recherché lorsque les informations sur Internet n’étaient pas encore aussi fournies qu’aujourd’hui, notamment au niveau des cartes, ou alors ils m’avaient directement accompagné sur les lieux.

Cela m’a aussi rappelé la visite que j’avais effectuée en 2009 au cimetière juif de Leśnica, une petite bourgade au sud est de Opole dans la région du même nom, en Haute Silésie. Je n’avais que le nom d’un chemin et je savais que le lieu était situé en pleine campagne. Arrivé sur ce chemin de terre que je ratissais de long en large, j’avais beau scruter dans tous les sens, je ne voyais rien. Cependant en le remontant, j’avais remarqué dans un bosquet flanqué au beau milieu d’un champ ce qui me semblait être une grille métallique noyée dans la végétation.
Finalement, j’aperçu un couple de jeunes gens qui remontait le chemin et vers lequel je me dirigea pour demander de l’aide. Au bout de trois phrases déchiffrées péniblement, je compris que les tourtereaux habitaient dans les environs et qu’il n’y avait aucun cimetière juif dans les parages ou alors qu’il se trouvait du côté du cimetière chrétien, distant de 500 mètres de là. La chose me troubla d’autant que le quidam de par son élocution et ses mouvements me semblait avoir une case en moins tandis que la donzelle l’air absent me semblait être absorbée par une réinitialisation impromptue de son cortex. Au bout de quelques minutes et après leur avoir parlé de ce sous-bois que j’avais aperçu non loin, ils me soutinrent mordicus qu’il n’y avait pas de cimetière juif dans les parages et qu’il fallait plutôt se rendre du côté du cimetière catholique.
Déçu du résultat, je redescendis le chemin, mais ma curiosité me poussa malgré tout à aller jeter un oeil dans ce petit sous-bois que j’avais remarqué au milieu de ce champ. Et je découvris finalement ce qui restait du cimetière juif de Leśnica.
Je repensais alors à ce curieux échange…
Bande de couillons !

Le cimetière juif de Leśnica (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Le cimetière juif de Leśnica (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com


Un de ces jours, il faudra que je rassemble ces petites anecdoctes qui ont jalonnées mes visites à travers la Pologne.

Découvrir le cimetière juif de Leśnica.

Publié dans Cimetières | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

POLIN, une histoire de A à Z

Prochaine inauguration de la grande exposition permanente du Musée de l’Histoire des Juifs Polonais à Varsovie

Musée de l'Histoire des Juifs Polonais - Inauguration de la grande exposition permanente

Musée de l’Histoire des Juifs Polonais – Inauguration de la grande exposition permanente


Cette exposition qui occupe plus de 4000 m² autour de 8 galeries retrace 1000 ans de présence juive en Pologne, depuis leur arrivée jusqu’à la chute du communisme.
L’inauguration démarre le 28 octobre 2014 et s’étale sur 3 jours.
Cliquer ici pour découvrir le programme
Publié dans Musée | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Un petit monde, à Varsovie

Avec des si…

Par moments, je me surprends à essayer d’imaginer ce que serait Varsovie aujourd’hui si elle n’avait pas ou peu été détruite durant la guerre, ou si le temps s’était comme suspendu. Notamment la Varsovie populaire, grouillante et foisonnante de vie, celle où se côtoyaient juifs et polonais, du côté des halles Mirowski.
Ce serait alors un immense dédale de rues, de cours et de recoins, d’arrière-cours, un paradis pour les peintres et les photographes. A côté des majestueuses halles Mirowski (en vert sur la photo), nous pourrions encore flâner dans cette magnifique halle Gościnny Dwór (en marron sur la photo) avec sa fine architecture métallique unique et qui abritait 168 boutiques dont de très nombreuses tenues par des juifs, et ce bazar Janasza (en bleu sur la photo), initialement dédié à la vente du poisson et où on vendait et s’échangeait un peu de tout.
On pourrait remonter la rue Krochmalna si chère à Isaac Bashevis Singer qui logeait avec sa famille au numéro 10 puis 12 (en jaune sur la photo) et croiser son petit monde fait de boutiques et d’ateliers, d’immeubles décrépis et fatigués, d’hôtels et d’auberges surchauffées, de petites yeshivas animées et des tripots enfumés, où se croiseraient pêle mêle une foule de petites gens, juifs orthodoxes en caftans élimés, ouvriers courbés et pressés, boutiquiers aux aguets, voleurs aux aguets, artisans pliés sur leur ouvrage, rombières gouailleuses et beaux parleurs parfumés, gamins nu-pieds, jeunettes effarouchées, prostituées usées et bigotes égarées…
Mais voilà, le petit monde est parti, les rues se sont évanouies, les immeubles engloutis…

Warsaw - Vanished world

Un petit monde, à Varsovie (Cliquer pour agrandir)

De la photo ci-dessus, il ne reste pratiquement rien si ce ne sont les halles Mirowski, la caserne des pompiers (en rouge foncé sur la photo) et cette maison en vert à droite qui abritait une ancienne fabrique d’accessoires et plateaux en argent. Cette zone hormis les halles était insérée dans le ghetto.
Tout s’est volatilisé, fracassé, éteint.
Varsovie serait aujourd’hui une autre ville, avec une autre atmosphère, d’autres couleurs et d’autres saveurs, un autre monde.
Avec des si, on pourrait en refaire des petits mondes…

Découvrir la très belle biographie de Isaac Bashevis Singer par Agata Tuszyńska, Singer, paysages de la mémoire.

Publié dans Autres, Ghetto de Varsovie | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Gwoździec, la synagogue du Musée Juif de Varsovie

A la découverte de l’histoire de la synagogue de Gwoździec

Bien qu’elle avait été érigée dans une localité située aujourd’hui en Ukraine, dans l’actuelle région de Podolie, la synagogue de la communauté juive de Gwoździec se trouvait dans la partie sud orientale de l’Union polono-lituanienne qui réunissait le Royaume de Pologne et le Grand Duché de Lituanie.

L’intérêt de présenter cette synagogue réside dans le fait que sa coupole intérieure a fait l’objet d’une reconstruction fidèle qui reprend toute l’architecture de la charpente et les panneaux ornées de magnifiques polychromies qui viendront habiller l’une des salles (Miasteczko – Jewish town) du Musée de l’Histoire des juifs Polonais de Varsovie…

> Découvrir l’histoire de la synagogue de Gwoździec
.

La synagogue de Gwoździec

La synagogue de Gwoździec © Tel Aviv Museum of Arts

Publié dans Musée, Synagogues | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Nalewki ou les fantômes du passé

Un lieu, une histoire

Anciennement rue Nalewki aujourd’hui avenue du Général Anders.

Nalewki, the jewish district

Nalewki, the jewish district – Le quartier juif (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Environ années séparent la topologie des rues présentées sur ces deux photographies.
Sur celle en noir et blanc, le cœur du quartier juif avec la rue Nalewki (orientation sud/nord et la place Muranowski au fond) au niveau du croisement avec les rues Gęsia (sur la gauche) et Franciszkańska (sur la droite).
Aujourd’hui la rue Nalewki n’existe plus et l’avenue Anders qui l’a remplacé lors de la reconstruction du quartier Muranów a pivoté d’une quinzaine de degrés vers l’est.
La rue Nalewki, endommagée durant les bombardements du début de la guerre en 1939, fut intégrée dans le grand ghetto avec tout le quartier de Muranów qui fut entièrement détruit lors de l’insurrection du ghetto de 1943 à tel point qu’on ne trouvait plus le moindre pan de mur encore debout sur les 150 hectares réduits à néant.

La rue Nalewki et ses environs en 1939, 1945 et aujourd’hui

Publié dans Ghetto de Varsovie | Marqué avec , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’avenue de Jérusalem à Varsovie

Un lieu, une histoire

Des deux longues et majestueuses avenues Marszałkowska et Jerozolimskie qui brillaient par leur splendeur et leur architecture, cet alignement d’immeubles reste l’un des rares vestiges d’avant guerre aujourd’hui visible sur ces deux axes.

Aleje Jerozolimskie - Jerusalem avenue

Aleje Jerozolimskie – Jerusalem avenue (Cliquer pour agrandir) © Jacques Lahitte

Présente dès le début du XVème siècle dans la vieille ville, hormis quelques familles, la petite communauté juive du quitter Varsovie en 1527 lorsque la cité fut déclarée « de non tolerandis Judaeis ». Les juifs s’installèrent dans les localités avoisinantes, notamment au sud sur un axe auquel on donna de nom de Nowa Jerozolima (la nouvelle Jérusalem). Dès la fin du XVIème siècle, les juifs purent revenir s’installer dans la vieille ville et ses faubourgs mais le nom le Nouvelle Jérusalem demeura et aujourd’hui le grand axe qui traverse la capitale d’est en ouest s’appelle Aleje Jerozolimskie, l’avenue de Jérusalem.

Publié dans Autres, Symboles | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

La synagogue de l’ancienne Leobschütz en Haute-Silésie

Une synagogue de style oriental

Le journal Über Land und Meer, sous-titré Allgemeine Illustrirte Zeitung, était un illustré édité à Stuttgart entre 1858 et 1923.

Über Land und Meer - Synagogue - Leobschütz - Glubczyce

Über Land und Meer – Synagogue – Leobschütz – Glubczyce


En première page du journal daté de 1865, un article sur la nouvelle synagogue de Leobschütz aujourd’hui Głubczyce en voïvodie de Opole. Cette magnifique synagogue de style mauresque fut édifiée en 1865 sous la houlette de l’architecte Knoebel. Elle fut incendiée durant les événements de la nuit de cristal en 1938 et détruite par la suite.
Fait rare pour être souligné, elle était voisine d’une cinquantaine de mètres de la grande église de la Sainte Vierge Marie.
Présentation de la synagogue et du cimetière juif de Głubczyce sur Shabbat Goy.
Publié dans Synagogues | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Le musée de l’Histoire des Juifs Polonais

La construction de la mémoire

Le projet de création d’un musée juif a été initié dès 1996 par l’Institut Historique Juif de Varsovie. C’est en 2005 qu’un partenariat public/privé a été établi entre l’association de l’Institut Historique Juif à l’origine du projet et le Ministère de la Culture associé à la ville de Varsovie afin de financer la construction du musée.

Museum of the History of Polish Jews - Le musée de l'Histoire des Juifs Polonais

Museum of the History of Polish Jews – Le musée de l’Histoire des Juifs Polonais (cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

La réalisation du Musée de l’Histoire des Juifs Polonais a été confiée au cabinet finlandais d’architectes Lahdelma & Mahlamäki. Le musée a ouvert ses portes au public en avril 2013, cependant, la grande exposition permanente qui occupera avec plus de 4000 m² le tiers de la superficie totale sera inaugurée le 28 octobre 2014. La réalisation de cette grande exposition unique qui présentera 1000 ans d’histoire de présence juive en Pologne a été confiée au professeur Barbara Kirshenblatt-Gimblett de l’université de New-York et à son équipe.
Le site qui avait été retenu pour l’édification du musée est situé au cœur du quartier Muranów, l’ancien quartier juif de Varsovie, à une soixantaine de mètres du monument des héros du ghetto. Avant la guerre, un tronçon de la rue Zamenhof passait entre le musée et le monument. Jusqu’en 1965 s’élevait sur les nouvelles fondations du musée une ancienne caserne.

De la caserne au musée

Cette caserne (image plus bas) édifiée entre 1784 et 1792 abritait un régiment de l’artillerie de la Couronne et un corps des ingénieurs de la Couronne. Dès le début du XIXème siècle, durant la domination russe, le bâtiment abrita un régiment russe et une école d’officiers. Au milieu du XIXème siècle, la caserne fut transformée en prison militaire, fonction qu’elle occupa jusqu’en 1939. Pendant la seconde guerre mondiale le bâtiment fut intégré dans le grand ghetto. Avec la liquidation du petit ghetto, il abrita le Judenrat jusqu’au soulèvement du ghetto en avril 1943. L’ancienne caserne resta à l’état de ruines jusqu’en 1965, date de sa démolition.

En septembre 2006, une tente (Ohel) présentant une exposition a été élevée sur le futur site de construction. L’acte de fondation pour la création du musée a été réalisé en juin 2007 par le Président de la République Lech Kaczyński avec la pose de la première pierre. En 2009, dans le cadre du tournage du deuxième volet de son triptyque vidéo And Europe will be stunned, l’artiste israélienne Yael Bartana fit édifier le fameux kibboutz Muranów sous le regard curieux et perplexe du voisinage. La construction effective a démarré dans le courant 2009.

Publié dans Musée | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Roman Vishniac, arpenteur d’un monde en sursis

Des images pour se rappeler les disparus

On connait peu Roman Vishniac (1897-1990) pour ses photos prises lors de séjours en France avant et après la guerre, comme celle présentée ci-dessous qui met en scène des boules de pétanque*.
* pieds tanqués – pieds joints.

Roman Vishniac - Pétanque

Roman Vishniac – Pétanque (Cliquer pour agrandir) © Mara Vishniac Kohn, courtesy International Center of Photography


Né dans une famille juive de Russie en 1897, Roman Vishniac émigre à Berlin après la révolution bolchevique. Passionné depuis sa jeunesse de photographie, il développe des compétences en tant que photo amateur parallèlement à des études de biologie, domaine où il développera également des techniques liées à la photographie microscopique.
Au milieu des années 1930, il est commissionné par l’American Jewish Joint Distribution Committee afin d’immortaliser sur pellicule les communautés juives d’Europe Centrale et d’Europe de l’Est. Il reviendra de ses voyages avec une collection unique de clichés du Yiddishland aujourd’hui disparu.
C’est en 1983 qu’une sélection de ces photos saisies avant guerre seront éditées dans le magnifique ouvrage A Vanished World (Un monde disparu).
Roman Vishniac - Juifs d'Europe de l'est

Roman Vishniac – Juifs d’Europe de l’est (cliquer pour agrandir) © Mara Vishniac Kohn, courtesy International Center of Photography

Roman Vishniac

Roman Vishniac (Cliquer pour agrandir)

La collection complète des photos de Roman Vishniac repose aujourd’hui au Centre International de la Photographie à New York.

Une exposition en ligne est présentée où on peut découvrir ces photos uniques et bien d’autres inédites.

Aujourd’hui, le magnifique recueil de photographies de Roman Vishniac, Un monde disparu est difficile à trouver et mériterait bien une ré-édition.

Publié dans Livres, Musée, Personnalité | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Les festivals de la culture Juive en Pologne

Un engouement indéniable et constant

C’est en 1990 que le premier grand festival de la culture juive a été donné à Cracovie. Depuis, cet événement rassemble chaque année des milliers de personnes une semaine durant autour de rencontres culturelles, historiques et musicales.
Agnieszka Giś, une bénévole du Centre de la communauté juive de Cracovie a rassemblé ci-dessous la liste des principaux festivals qui se sont déroulés cette année en Pologne. Cette longue liste met en exergue l’intérêt croissant qu’éprouvent nombre de polonais pour la culture et l’histoire juives de leur pays. A ce jour, la Pologne est le seul pays européen où se déroulent autant de manifestations et d’intérêt pour la culture juive, une manière de donner une autre perception de ce pays qui assiste à une renaissance de la vie juive avec plusieurs communautés très actives à travers le pays et une découverte de la culture juive pour les uns ou celle de racines juives pour les autres.

Festival de la Culture Juive de Cracovie

Festival de la Culture Juive de Cracovie (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Liste des festivals sur le thème du Judaïsme qui se sont déroulés en 2014 en Pologne

Szczecin (18-21 mars) 3ème édition des Journées de la culture Juive Adlojada (3th Adlojada Days of Jewish Culture).

Varsovie (22-27 avril) 10ème édition du Festival du film Juif (10th Jewish Motifs Film Festival).

Poznań (10-11 mai) 2ème édition du Festival de rue Juif (2nd Jewish Street Festival).

Varsovie (22-25 mai) 5ème édition du Festival de la nouvelle musique Juive (5th New Jewish Music Festival).

Varsovie (25-28 mai) 17ème édition du Festival des journées du livre juif (17th Jewish Book Days festival).

Wrocław (6-10 juin) 16ème édition du Festival Simcha de la culture Juive (16th Simcha Jewish Culture Festival).

Chmielnik (14 juin) 12ème édition des rencontres avec la culture Juive (12th Meeting with Jewish Culture).

Cracovie (7 juin) 7ème édition de la nuit des Synagogues (7@Nite festival – Night of the Synagogues).

Białystok (13-15 juin) 1ère édition du Festival Zachor son et couleur (1st Zachor Festival Color & Sound).

Oświęcim (25-28 juin) 5ème édition du Festival de la vie ( 5th Oswiecim Life Festival).

Zduńska Wola (27-29 juin) 2ème édition du Festival des trois cultures (2nd Festival of Three Cultures).

Cracovie (27 juin-6 juillet) 24ème édition du Festival de la culture Juive (24th Jewish Culture Festival).

Szczekociny (7 juillet) 7ème édition du Festival Yahad de la culture Juive (7th Jewish Culture Festival Yahad).

Sud-ouest Pologne (12-26 juillet) 4ème édition des journées éducatives et artistiques – Sur les pas de Singer; organisées par le Centre Brama Grodzka de Lublin et le Théâtre NN (4th festival In the Footsteps of Singer festival).

Kazimierz Dolny (25-28 juin) 5ème édition du Festival Rencontre avec la culture Juive (5th Pardes Festival).

Lelów (22-24 août) 12ème édition du Festival Ciulim-Tcholent (12th Ciulimu-Czulentu festival).

Varsovie (23-31 août) 11ème édition du Festival Singer de la culture Juive (11th Singer’s Warsaw Festival ).

Source: Tablet Magazine on the News.

Le festival des 4 cultures de Łódź ou le festival Silésien de la culture Juive organisé en Silésie ainsi que d’autres rencontres durant des manifestations culturelles s’ajoutent à cette liste déjà longue et où on constate que certains d’entre-eux sont désormais installés de longue date dans le paysage culturel polonais.

Document PDF à télécharger ci-contre, la liste exhaustive des festivals de culture Juive recensés en Pologne pour l’année 2014 par Agnieszka Giś.

Blog ci-contre sur son blog Jewish Heritage Travel, Ruth Ellen Gruber nous présente les listes des festivals de Culture Juive qui se sont déroulés en Europe ces dernières années.

> Extrait d’une interview de Konstanty Gebert parue dans le magazine Moment:
Quelles genre de relations existe t-il aujourd’hui entre les juifs polonais et les polonais non-juifs ?
Les choses les plus fascinantes qui se déroulent aujourd’hui dans la vie juive en Pologne se produisent à la jonction entre la communauté juive et la société polonaise dans sa globalité. On assiste à une épidémie de festivals de la culture juive dans toute la Pologne et ils sont généralement produits par des non-Juifs. Et le public est non-juif. Les participants sont généralement ou souvent juifs. Il s’agit d’une tentative par les Polonais de recréer ce que fut pendant des siècles un élément important de la vie polonaise. C’est à dire une présence juive et une culture juive. Les juifs sont impliqués, mais c’est essentiellement une initiative polonaise.

Les articles sur les festivals sur Shabbat Goy.

Publié dans Autres, Festival | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

Pociejów, le grand bazar juif de Varsovie

Une longue histoire à découvrir…

La rue Bagno aujourd’hui disparue, du moins son ancien tracé, abritait un grand bazar emblématique juif de la récupération et de la ferraille…

Là où se trouvait le bazar Pociejów - Location where was the Bazar Pociejów

Là où se trouvait le bazar Pociejów – Location where was the Bazar Pociejów (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com


> Découvrir l’histoire du Bazar Pociejów de Varsovie sur Shabbat Goy.
Publié dans Autres | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Concerts de clôture du Festival Singer de Varsovie

Le festival phare de la culture juive en Pologne

Hier soir s’est achevé la XIème édition du Festival Singer de la Culture Juive avec 2 concerts de grande qualité offerts au public venu très nombreux assister à l’événement, sur la scène de la place Grzybowski située au cœur de l’un des anciens quartiers juifs de la capitale.
Placé sous le signe de la mémoire de Szymon Szurmiej (1923-2014), le directeur du théâtre juif de
Varsovie
disparu cette année, ce festival confirme d’année en année sa place dans les grands événements culturels de promotion de la culture juive en Pologne et en Europe.

Frank London et Yaakov Lemmer

Festival Singer 2014 - Varsovie - Yaakov Lemmer

Festival Singer 2014 – Varsovie – Yaakov Lemmer (cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Le premier concert réunissait Frank London et la voix puissante et magique de Yaakov Lemmer autour d’une pléiade de musiciens comme Christian Dawid, Sanne Möricke, Guy Shalom accompagnés à la contrebasse par Benjy Fox-Rosen.

 

David D’Or et Sanya Kroitor

Festival Singer 2014 - Varsovie - David D'Or

Festival Singer 2014 – Varsovie – David D’Or (cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

David D’Or a enflammé l’espace et les cœurs avec sa voix magistrale et ses musiciens qui nous ont offert de grands moments de rythme et d’émotion.

 

Gołda Tencer, fondatrice et directrice du Festival Singer de Varsovie, co-directrice du Théâtre Juif de Varsovie et Présidence de la Fondation Shalom nous rappelait la mémoire de Szymon Szurmiej, ancien directeur du Théâtre Juif de Varsovie.

Festival Singer 2014 - Gołda Tencer

Festival Singer 2014 – Gołda Tencer (cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Se succédaient sur scène Zvi Rav-Ner, ambassadeur de l’Etat d’Israël en Pologne, Zygmunt Rolat, philantrope et grand activiste de la culture juive à travers le monde, des membres de l’organisation du festival et le grand Rabbin de Pologne Michael Schudrich qui faisait remarquer avec justesse qu’il y avait aujourd’hui très peu de capitale en Europe où l’on pourrait organiser un grand festival de la culture juive !

Un grand bravo à destination de Gołda Tencer et de toute son équipe pour ce désormais célèbre et brillant festival !

Le site du Festival Singer de la Culture Juive.
Le site de la Fondation Shalom.
Le site du Théâtre Juif de Varsovie.

Publié dans Festival | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Festival Singer de la Culture Juive 2014

Shabbat Shalom à Varsovie

Ce vendredi 29 août, célébration du Shabbat sur la place Grzybowski de Varsovie où se déroule la XIème édition du Festival Singer de la Culture Juive (23-31 août 2014).

Festival Singer 2014 - Shabbat Shalom

Festival Singer 2014 – Shabbat Shalom (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

Des invités et acteurs du théâtre juif se sont retrouvés autour de Gołda Tencer, la Présidente de la Fondation Shalom et organisatrice et fondatrice du Festival Singer de la Culture Juive, actrice, chanteuse et directrice du théâtre juif de Varsovie.
Le festival qui rencontre toujours un grand succès se déroule du 23 au 31 août 2014 sur la place Grzybowski, autrefois le centre de l’un des quartiers juifs de la capitale.

Découvrir l’histoire de la place Grzybowski de Varsovie.

Publié dans Festival | Marqué avec , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire
Page 1 sur 1812351015Dernière »