Le cimetière juif de Sokołow Małopolski

Sokołów Małopolski (Nom yiddish: Sokolov)
Podkarpackie – (Voïvodie de Basses-Carpates)
En 1586, il était interdit aux juifs de venir s’installer à Sokołow Małopolski. Ce n’est qu’en 1680 que les juifs purent être autorisés à s’installer, à acheter des terres et construire des maisons. De fait, une quarantaine de familles étaient…
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Un cimetière en partie préservé et entretenu par les habitants polonais de la ville.

La synagogue de Gwoździec

L’origine de la construction de la synagogue en bois de Gwoździec nous est méconnue mais une date comprise entre 1635 et 1650 est néanmoins avancée.

Certains éléments de la synagogue ont pu être construits vers le milieu du XVIIème siècle mais la synagogue que l’on pouvait encore admirer au début de la seconde guerre mondiale a été édifiée et remaniée entre 1700 et 1731, cette dernière date lors de laquelle les polychromies de la coupole ont été terminées lorsque la synagogue est passée sous l’autorité du nouveau rabbin Isaac Schor

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La synagogue de Gwoździec
La synagogue de Gwoździec

Le football dans la population juive d’avant guerre

Le joueur juif le plus populaire de l’équipe du Makabi était Józef Klotz qui avait évolué auparavant dans le club Jutrzenia de Cracovie.
Il est resté célèbre comme étant le joueur à avoir marqué le premier but de l’histoire de l’équipe polonaise de football durant une rencontre avec la Suède à la 23ème minute lors d’un penalty…

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Femme juive aux oranges

L’opération Noc Muzeów (la nuit des Musées) qui s’est déroulée dans la soirée du samedi 19 mai au dimanche 20 mai m’a permis d’aller découvrir certaines présentations à Varsovie et notamment le Musée National de Varsovie où j’ai pu découvrir quelques toiles du peintre polonais Aleksander Gierymski et notamment l’une de ses œuvres les plus connues, la Femme juive aux oranges.
Le tableau Żydówka z pomarańczami a été réalisé entre 1880 et 1881 par le grand peintre polonais Aleksander Gierymski. Il s’agit d’une huile sur toile de dimensions 55 x 66 cm.

Initialement répertoriée dans les collections du Musée National de Varsovie, la toile avait été volé par les allemands durant la seconde guerre mondiale et avait disparu de la circulation.

Femme juive aux oranges - Aleksander Gierymski
Femme juive aux oranges - Aleksander Gierymski

Il aura fallu attendre 2010 pour la voir réapparaître lors d’une vente aux enchères en Allemagne dans la petite ville de Buxtehude près de Hambourg. Elle était alors estimée à 4400 euros, sa valeur réelle étant ignorée par son propriétaire.
Grâce aux démarches entreprises par le Ministère polonais de la culture et le Musée National de Varsovie, aidé financièrement par la fondation PZU, la toile a pu retourner au Musée National de Varsovie en juillet 2011.
Le tableau présente une femme juive vêtue de haillons et portant deux lourds paniers d’orange avec en arrière plan une vue sur Varsovie. Une réplique de cette toile avait été également réalisée par Gierymski, intitulée Femme juive aux citrons, toile qui est aujourd’hui visible au Musée de Silésie à Katowice.
Aleksander Gierymski est né en 1850 à Varsovie et décédé à Rome en 1901. Issu d’une famille d’intellectuels, il étudie la peinture à Varsovie puis en Allemagne. Il est l’un des peintres les plus emblématiques du réalisme. La Femme juive aux oranges est issu d’un travail d’illustration réalisé pour le journal Wanderer dans les années 1880 pour lequel il coopéra avec les peintres Stanysław Witkiewicz et Antoni Sygietyńskim, leurs travaux présentant des scènes de la vie de Varsovie, notamment du quartier juif.

L’arrivée de la toile de Gierymski au Musée National de Varsovie.

Księżyc to Żyd – The Moon is Jewish

Księżyc to Żyd – The Moon is Jewish (2011)
Documentaire réalisé par Michał Tkaczyński en 2011.
Scénario: Michał Tkaczyński et Paweł Bramson.
Langue: polonais.

Documentaire polonais retraçant le parcours d’un ancien supporter de football extrême en un juif orthodoxe qui découvre sa judéité.
This film is a story about the transformation of a stadium fan, unaware of his roots, into an orthodox Jew.

© Księżyc to Żyd - The Moon is Jewish
© Księżyc to Żyd - The Moon is Jewish
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© Księżyc to Żyd - The Moon is Jewish
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La maison de prière de Oława

Oława (Nom allemand: Ohlau)
Dolnośląskie – (Voïvodie de Basse-Silésie)
La première mention de juifs à Oława est assez ancienne puisqu’elle remonte au début du XIVème siècle. Durant la seconde moitié du XIVème siècle, les juifs furent expulsés de la ville suite à des émeutes. C’est vers le…
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Huitième édition du festival international « Motifs juifs »

Samuel Willenberg, l’un des deux derniers de Treblinka

Dans le cadre du 8ème festival international cinématographique «Motifs juifs» qui s’est tenu à Varsovie du 25 au 29 mai 2012 au cinéma Muranów (situé dans le quartier où se trouvait le grand ghetto) à l’occasion duquel une trentaine de films et documentaires ont été présentés, on a pu assister à la projection du documentaire Just the two of us (juste les deux derniers d’entre-nous, Tylko nas dwóch) réalisé par Tzipi Baider. Ce film émouvant présente les deux derniers rescapés encore en vie du camp d’extermination de Treblinka, Samuel Willenberg (sur la photo) et Kalman Taigman.

Samuel Willenberg et Tzipi Baider (droite)
Samuel Willenberg et Tzipi Baider (droite)
© shabbat-goy.com

Samuel Willenberg est un sculpteur et peintre israélien né en 1923 à Częstochowa, Pologne, d’un père professeur d’art dans une école juive et d’une mère orthodoxe russe convertie au judaïsme.
En 1939, alors âgé de 16 ans, il est sérieusement blessé dans les environs de Chełm lors d’un engagement contre l’Armée Rouge. Par la suite, sa famille s’installe à Varsovie en 1942 puis Samuel rejoint Opatów où il se retrouve enfermé dans le ghetto. En octobre 1942, il est déporté vers le camp d’extermination de Treblinka.
Après avoir déclaré travailler comme maçon, il échappe miraculeusement à l’extermination de tout le convoi et est dirigé vers le Sonderkommando. Il se retrouve à travailler aux tri des affaires et des biens des victimes assassinés et un jour il reconnait parmi les vêtements ceux de ses 2 sœurs disparues à Treblinka.
Une de ses fonctions consistait également à la coupe des cheveux des femmes, tache dramatique puisqu’elle se déroulait dans la chambre à gaz juste avant la dernière étape. De cette terrible expérience, il en gardera le souvenir indélébile d’une jeune femme, Ruth Dorfman dont l’image reviendra souvent hanter sa mémoire, image qu’il retranscrira à travers ses créations futures.
Le 2 août 1943, il s’évade lors de la révolte du camp de Treblinka, et réussi à s’échapper malgré une blessure par balle à la jambe. Il rejoint la capitale polonaise où il se cache puis il participe à l’insurrection de Varsovie en 1944 en combattant au sein du bataillon Ruczaj de l’Armia Krajowa. Il continua ensuite le combat avec les partisans.
Après la guerre, il s’installe en Israël et exerce une carrière d’ingénieur dans la construction.
L’âge de la retraite venu, il se dirige vers une activité artistique et suit des cours aux Beaux-Arts et à l’université de Jérusalem où il étudie la sculpture. Son travail s’articule essentiellement sur le thème de la Shoah et ses travaux sont vite reconnus.
Ses œuvres sont exposées à Varsovie en 2003 puis à Częstochowa en 2004. Samuel est le créateur du monument inauguré en 2009 à Częstochowa à la mémoire des victimes du ghetto.
Depuis 1983, il accompagne des groupes de jeunes israéliens en visite en Pologne.
En 1994, il reçoit de nouveau la nationalité polonaise.

Le camp d'extermination de Treblinka < br /> shabbat-goy.com
Le camp d'extermination de Treblinka
© shabbat-goy.com

Le documentaire Just the two of us a été réalisé par la Tzipi Baider en 2011 et met en scène Samuel Willenberg et Kalman Taigman qui revient en Pologne pour la première fois depuis la guerre. Le film retrace ce parcours vers Treblinka depuis Tel Aviv jusqu’à Varsovie puis dans cette forêt du nord est de la Pologne, en passant par le camp de Majdanek.
Avec les mots qui illustrent les souvenirs difficiles et les réparties autant comiques qu’ironiques de son compagnon de voyage Kalman, les 2 rescapés entament sur ce qui était le quai de transbordement du camp, dernière étape de la tragédie, cette fameuse et terrible chanson de Treblinka que les juifs prisonniers devaient apprendre, celle-la même que l’ancien officier SS Unterscharführer Franz Suchomel entonna devant Claude Lanzmann lors du tournage du film Shoah, et qu’il conclut en s’exclamant : «Vous êtes content ? C’est un original. Plus un seul juif ne connait ça…»

La chanson de Treblinka:
Le pas ferme, le regard sur le monde,
droit et loin,
les commandos marchent au travail.
Pour nous il n’y a plus aujourd’hui que Treblinka
qui est notre destin.
Nous avons assimilé Treblinka
en un clin d’œil.
Nous ne connaissons que la parole du commandant,
et seulement l’obéissance et le devoir,
nous voulons servir, servir encore,
jusqu’à ce que le petit bonheur, un jour,
nous fasse signe. Hourra !

Le documentaire se termine sur cette simple phrase de Samuel :
«Dieu n’était pas à Treblinka. Il devait être en vacances»…

Samuel Willenberg était l’un des 68 membres recensés du Sonderkommando de Treblinka, il portait le matricule 937. A ce jour, il est l’un des 2 derniers survivants du camp d’extermination de Treblinka. Il est l’auteur du livre Révolte à Treblinka.
Le camp d’extermination de Treblinka sur Shabbat Goy.

8ème Festival international du film juif
8ème Festival international du film juif - © shabbat-goy.com