Jan Żabiński, zoologue et bienfaiteur des juifs

Histoire d’un couple de Justes parmi les Nations

Jan Żabiński (1897-1974) était un physiologiste et zoologue. Il suivit des études universitaires à Varsovie et à Lublin. Il fut l’un des fondateurs du zoo de Varsovie et son premier directeur de 1928 à 1951 (zoo situé dans le quartier de Praga). Durant la guerre, avec l’aide de son épouse Antonina, il aida de nombreux juifs.
Durant l’entre-deux guerres, le zoo de Varsovie était l’un des plus grand d’Europe.
Une partie du zoo fut bombardée les premiers jours de septembre 1939 durant le déclenchement de la guerre, de nombreux animaux furent blessés ou tués. D’autres animaux épargnés furent expédiés vers l’Allemagne. Durant de nombreux mois des oiseaux exotiques et des aigles volèrent dans le ciel de Varsovie et des phoques cherchèrent refuge dans la Vistule, on vit également errer des chameaux et des lamas. Beaucoup d’animaux furent tués à la demande des autorités.
Durant le temps de l’occupation, le zoo fut fermé et par la suite les terrains furent utilisés pour les cultures potagères et l’élevage de porcs pour la population de Varsovie.
Beaucoup de gens cherchèrent un abri également dans le zoo, notamment des juifs échappés du ghetto.
De par sa qualité d’employé municipal, son statut lui permettait d’entrer dans le ghetto, au motif de surveiller les arbres des jardins publics qui se trouvaient dans le ghetto ou pour récupérer des déchets en vu de nourrir les porcs qui étaient élevés dans le zoo.

Jan Żabiński - Director of the zoo of Warsaw. Righteous among the Nations
Jan Żabiński

Il profita donc de cet accès pour rendre visite à des amis juifs et les aider. Lorsque la situation devint critique dans le ghetto, il offrit son aide à des juifs, aussi bien à ses anciens fournisseurs du zoo qu’à d’autres, inconnus, également par l’intermédiaire de l’organisation Żegota.
Il fournit aussi bien des papiers que des abris sur le terrain du zoo dans les enclos abandonnés, des souterrains ou comme dans sa maison à une douzaine de juifs. Parmi ceux hébergés, la famille Kenigswein qui fut cachée dans les bâtiments techniques du zoo et les enfants hébergés chez les Żabiński. Les juifs étaient régulièrement déplacés dans le zoo, parfois les cheveux teints en blond. Des résistants polonais trouvèrent également refuge dans le zoo.
Afin de prévenir de l’imminence d’un danger dans la maison, lors de visites inattendues, Antonina donnait le signal en entammant un air de l’opérette La Belle Hélène de Offenbach sur son piano.
En tant que lieutenant de l’Armée de l’Intérieur, Jan Żabiński participa à l’insurrection de Varsovie de 1944, il fut gravement blessé et envoyé comme prisonnier en Allemagne. Sa femme continua à apporter l’aide aux juifs rescapés des ruines du ghetto et de la capitale durant son absence.
Dès 1947, les 40 hectares du zoo furent clôturés et des travaux de restauration furent entrepris.


C’est en 1965 que Jan Żabiński et sa femme Antonina furent reconnus comme Juste parmi les Nations par Yad Vashem. Au moins une centaine de juifs ont été ainsi secourus par le couple Żabiński. Parmi les juifs cachés par le couple, on trouve la famille Lewi-Łebkowski, Maurycy Frenkiel, Wanda Englertowa, Mme Weiss, Mme Poznańska, la famille Keller, Jolanta Kramsztykówna, Marysia Aszerówna, Rachel Auerbach, la famille Kenigswein dont Regina Kenigwein la fille de Shmuel Sobol qui était l’un des fournisseurs en fruits et légumes pour les animaux avant la guerre, Magdalena Gross
Magdalena Gross était une sculptrice animalière qui se cacha plusieurs mois dans la maison des Żabiński.
Après la guerre, Jan Żabiński reprit ses activités de zoologue et la direction du zoo de Varsovie. Connu du public, il anima plus de 1500 conférences, notamment de vulgarisation à la radio polonaise.

Le 15 avril 2015 s’est tenu l’ouverture du musée de la villa où l’on pourra découvrir leur histoire ainsi que les pièces de la villa où ils vécurent et le sous-sol où vécurent cachés de nombreux juifs. Quelques sculptures de Magdalena Gross qui avait été cachée durant la guerre sont présentées dans le sous-sol.
Jonny Daniels dont l’organisation From the Depths travaille à la récupération des nombreux fragments de pierres tombales juives qui avaient été utilisées pour la reconstruction du zoo après la guerre et à leur retour vers le cimetière juif de Bródno, a apporté son soutien à l’ouverture du musée de la villa des Żabiński.
Moshe Tirosh, enfant juif sauvé par le couple Żabiński a participé à l’inauguration également en présence des enfants Żabiński, Ryszard et Teresa. Le grand pianiste polonais Janusz Olejniczak nous a offfert un concert en jouant notamment une pièce d’Offenbach que jouait Antonina Żabiński pour prévenir ses juifs lorsqu’un danger approchait.


Le zoo de Varsovie est aujourd’hui l’une des curiosités de la capitale à visiter. Comme de nombreux zoos à travers le monde, il permet la protection de nombreuses espèces. Il abrite également sur son site de nombreux vieux arbres dont certains multicentenaires.
» Le site web du zoo de Varsovie.

En 2017 sort sur les écrans le film The Zookeeper’s Wife réalisé par Niki Caro et qui retrace cet épisode de la vie des Żabiński durant la guerre et dont le scénario se concentre sur Antonina, dont le rôle est joué par l’actrice Jessica Chastain.

The zookeeper's wife
The zookeeper’s wife

Reconstitution de la Grande Synagogue

Imaginer la topologie d’antan

La place Tlomackie,Varsovie - Reconstitution © www.shabbat-goy.com
Tlomackie square, Warsaw – Place Tlomackie,Varsovie – Reconstitution © www.shabbat-goy.com

A l’occasion du 70ème anniversaire de la destruction de la grande synagogue de Varsovie, une reconstitution au 1:10 de la synagogue et de la place Tłomackie est présentée à proximité du lieu où elle se trouvait.
La grande synagogue avait été édifié entre 1875 et 1878 par l’architecte Leandro Marconi, fils de Enrico Marconi également grand architecte d’origine italienne qui bâtit de nombreux monuments en Pologne. Elle pouvait contenir 2300 places assises dont 1100 dans la galerie des femmes. Après la fin de l’insurrection du ghetto de Varsovie, les sapeurs et les artificiers allemands préparèrent une semaine durant le dynamitage de la synagogue qui eut lieu le 16 mai 1943 et qui mit définitivement fin à la vie juive de Varsovie.
Reconstitution de la grande synagogue, Varsovie - Reconstitution © www.shabbat-goy.com
La grande synagogue, Varsovie – The great synagogue, Warsaw – Reconstitution © www.shabbat-goy.com

Jürgen Stroop, le général SS qui mâta l’insurrection déclencha lui-même la mise à feu des explosifs.
La reconstitution représente la place Tłomackie et les immeubles qui l’entouraient. La synagogue était située du côté sud. Seuls 2 bâtiments ont survécu à la guerre, celui de l’actuel Institut Historique Juif qui abritait auparavant la bibliothèque Judaïque et le petit bâtiment de forme cylindrique appelé Gruba Kaśka (la grosse Catherine) qui était un élément du dispositif d’adduction d’eau et qui se trouvait au milieu de la place en face de la grande synagogue.
Un grand immeuble de bureau, appelé la Tour Bleue, se trouve aujourd’hui à l’emplacement de la synagogue disparue. Dans le cadre de la loi sur la restitution des biens juifs, 3 étages de la tour appartiennent à la communauté juive.
Reconstitution menée à l’initiative de l’Institut Historique Juif de Varsovie sous le patronage de la Mairie de Varsovie.

Analyse d’une photographie

Femmes juives à Umschlaglatz

Un groupe de femmes à Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir) - © Ghetto Fighter's House
Un groupe de femmes à Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir) – © Ghetto Fighter’s House

La scène présentée sur cette photographie se déroule à Varsovie, précisément à Umschlagplatz, la gare de transbordement qui était située à l’extrémité nord du grand ghetto. Ici un groupe d’une vingtaine de femmes est encadrée par des membres de la police juive dont on distingue deux policiers aux extrémités droite et gauche et sept autres en arrière plan.
Cette photographie m’a impressionné et m’a laissé un sentiment très étrange lorsque je l’ai vue, car ce qui transparaît quand on scrute le visage de ces personnes, ce n’est ni la crainte ni la peur mais comme une impression de soulagement. C’est comme si les femmes de ce groupe était restée à attendre quelque part non loin de là et que, certainement après des heures d’attente dans l’inquiétude et l’angoisse du lendemain, une décision avait été prise et que le groupe venait de se mettre en mouvement. Parmi elles il règne une certaine animation, les femmes regardent de toute part, plusieurs discutent.
On remarque plusieurs choses sur cette photo. Au centre, une femme est légèrement penchée, elle porte à sa bouche une miche de pain, sur son bras droit on distingue clairement le brassard blanc avec l’étoile de David que les juifs devaient obligatoirement porter. A sa gauche, sa voisine tient bien serré sous son bras une miche de pain, elle regarde la femme située sur sa droite qui semble porter un morceau de pain à sa bouche. L’action doit se passer juste après une distribution de pain, c’est ce qui semble avoir rassuré le groupe.
En effet, afin d’inciter les juifs du ghetto à se rendre volontairement à Umschlagplatz, les autorités faisaient savoir qu’en vue du déplacement de populations du ghetto vers les territoires de l’est, il était procédé à une distribution de pain pour toute personne qui se rendrait de son plein gré à la gare de transbordement. Déjà soumis à des épreuves extrêmes et à la famine dans le ghetto, la perspective d’une miche de pain était inespérée et beaucoup de juifs se rendirent en effet à la gare. Ces actions s’inscrivaient durant les grandes déportations de l’été 1942. Mais ici il semble que l’action se déroule à une autre saison. Continuons l’analyse de cette photo.
Derrière la femme qui va mordre dans sa miche on en aperçoit une autre en discussion avec ses voisines. On ne distingue ni hommes, ni enfants dans le groupe. Mais le plus saisissant sur cette photo se déroule à droite. Un petit groupe de cinq femmes entourent le policier juif et discutent avec lui. Elles semblent vraiment rassurées, des sourires se dessinent même sur le visage des trois premières. J’imagine qu’aux questions posées, le policier a dû les réconforter, peut être les renseigner sur leur destination vers l’est. Il est clair qu’un sentiment de soulagement s’échappe et se répand parmi le groupe.
Certainement dans la demi heure qui suit, les femmes grimperont sans résistance dans les wagons d’un train aligné à proximité, en serrant contre elles leur miche de pain. Ce qu’elles ignorent c’est qu’en se dirigeant vers Białystok, le train bifurquera en gare de Małkinia, de là, il s’arrêtera au bout de quelques kilomètres à la lisière d’une forêt, les wagons seront ensuite poussés et les portes s’ouvriront sur les quais d’une fausse gare qui avait été aménagée en bordure du camp d’extermination de Treblinka.
Ce qu’il y a de terrible dans cette photo, c’est que les femmes que nous voyons, relativement détendues et convaincues que de meilleurs jours s’ouvriront pour elles, mourront dans les heures qui suivent.
Groupes de juifs assis dans la rue Stawki devant la gare de Umschlagplatz  (Cliquer pour agrandir)
Groupes de juifs assis dans la rue Stawki devant la gare de Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir)

Le quartier juif autour de la place Grzybowski

Retour sur un ancien quartier juif

Présentation des articles concernant l’histoire du quartier juif de Varsovie dans les environs de la place Grzybowski et présentation de l’histoire du grand bazar juif Pociejów de la rue Bagno. Egalement la présentation de la synagogue Nożyk.
Mise en ligne de la carte interactive du ghetto de Varsovie (11/1940). Déjà visibles, la présentation de la rue Próźna, la rue Nalewki, les 22 mémoriaux du mur du ghetto.
La carte est en continuel développement, les tracés chronologiques du ghetto seront mis en fonction sous peu (la carte peut poser quelques problèmes avec une version IE 8).

Muranów, une histoire en deux mots…

De Murano à ghetto, naissance et mort d'un quartier - Photo © Bundesarchiv
De Murano à ghetto, naissance et mort d’un quartier – Photo © Bundesarchiv

Murano

Murano est le nom d’une petite île située à quelques encablures au nord de la cité de Venise.
Murano était et est toujours internationalement connue pour ses fabriques et ses artisans souffleurs de verre. Cette longue tradition remonte au XIIIème siècle lorsque les artisans verriers furent obligés par le Sénat de la République de Venise d’aller s’installer sur l’île de Murano afin de limiter au maximum tous risques d’incendies provoqués par les fours dans l’enceinte de la cité. Le savoir-faire et l’organisation professionnelle des artisans et des maitres verriers était alors très étroitement encadrée et surveillée afin que les secrets de fabrication restent confinés pour alimenter le juteux commerce du verre en Europe à tel point que même le verre brut ne pouvait être exporté.
Sous le règne de Louis XIV, Colbert alors ministre des finances du roi, fît venir des artisans vénitiens moyennant compensations financières afin d’acquérir leur savoir-faire qui fût mis en œuvre dans le cadre de la réalisation de la galerie des glaces lors de la construction du château de Versailles. Dès 1665, il établit le projet de création de la Manufacture royale de glaces de miroirs dans la commune picarde de Saint Gobain, devenue aujourd’hui la société éponyme Saint Gobain que l’on connait.

De Murano à Muranów

Au XVIIème siècle, un architecte italien du nom de Giuseppe Simone Bellotti (-1708), natif de l’île de Murano, vint exercer ses talents en Pologne sous le règne des rois Michał Korybut Wiśniowiecki (1669-1673) et Jan III Sobieski (1674-1696). A cette époque de nombreux artistes et architectes italiens vinrent en Pologne où ils introduisirent et développèrent, pour le compte de familles royales, de la noblesse et du clergé, le style baroque polonais que l’on retrouve aujourd’hui à travers des monuments, des églises et certaines synagogues. En 1688, il se maria avec Marianna Olewicka et s’installa dans un manoir dont il donna le nom de Murano. Ce manoir se trouvait alors dans les environs de l’actuelle place Muranowski à Varsovie.
Lorsque les juifs installés dans les environs de Varsovie depuis leur expulsion de 1527 purent revenir en ville, beaucoup s’établirent dans la rue Nalewki dès la fin du XVIIIème siècle qui devint par la suite la principale artère du quartier Muranów, le cœur du quartier juif de Varsovie.

Getto

De tous temps, les juifs se sont regroupés autour d’une ou plusieurs rues, souvent pour former un quartier juif. Ces regroupements étaient essentiellement motivés par des considérations religieuses (le miniane, proximité de la synagogue…) et par la proximité de lieux communautaires. Les communautés exerçaient alors une forme autonome de fonctionnement. En France au moyen-âge, on appelait ces quartiers juiveries et dans le sud de la France, on faisait référence à carriere. C’est après le concile de Latran en 1215 que le confinement des juifs dans un espace réservé fut recommandé.
L’origine la plus probable du mot tire sa source du mot vénitien getto qui signifie fonderie et qui désignait le quartier de Venise où on fondait les bombardes. Suite à un décret publié en 1516, les juifs de Venise durent s’installer dans ce quartier qui était délimité à l’origine par quelques rues. A travers toute l’Europe, durant de nombreux siècles, les juifs furent souvent confinés dans des quartiers réservés. L’un des plus fameux en Pologne était celui de Kazimierz, autrefois instauré dans le faubourg sud de Cracovie.

Ghetto

Mais c’est durant la seconde guerre mondiale que ce mot pris toute son ampleur en Pologne avec la création de plus de 400 ghettos par les nazis, et notamment le plus emblématique, le ghetto de Varsovie qui fut établi principalement dans le quartier juif de Muranów.

De Murano à ghetto, tel est le destin de deux mots vénitiens étroitement liés à la naissance et à la disparition du quartier juif de Muranów de Varsovie.

Le tramway du souvenir

The Ghetto Tram

Le tramway du souvenir - © www.shabbat-goy.com
Le tramway du souvenir © www.shabbat-goy.com

27 janvier 2013 : A l’occasion de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, un ancien tramway a circulé à travers les rues de Varsovie. Le vieux tramway rouge et or aux couleurs de la capitale était vide afin de symboliser la disparition de la communauté juive de Varsovie. Surmonté d’un macaron à l’étoile de David à l’identique des tramways qui traversaient le ghetto durant la guerre, son panneau indiquait Muranów-Leszno; Muranów du nom de l’ancien quartier juif devenu ghetto et la rue Leszno qui séparait pour partie le petit et le grand ghetto. Sur la photo ci-contre et dessous, le tramway arrêté devant Umschlagplatz.
Umschlagplatz, la gare de transbordement située dans la rue Stawki est le lieu d’où ont été déportés les juifs de Varsovie et de sa région vers le camp d’extermination de Treblinka.
Le monument symbolise un wagon à ciel ouvert avec sur son entrée une représentation en forme de pierre tombale juive ornementée d’une forêt coupée qui rappelle la représentation de fin de vie à travers l’arbre coupé tel qu’on peut l’observer sur des tombes dans les cimetières juifs.
Le bâtiment situé à droite était utilisé pour rassembler les juifs qui ne pouvaient être déportés le jour même.
On estime à 300 000 le nombre de juifs qui ont foulé les pavés de Umschlagplatz avant d’être embarqués pour Treblinka.
Le tramway juif passe devant Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir) - © www.shabbat-goy.com
Le tramway juif passe devant Umschlagplatz (Cliquer pour agrandir) – © www.shabbat-goy.com

Évènement organisé par la fondation Shalom en partenariat avec Stołeczna Estrada et Tramwaje Warszawskie.

Hitler à genoux dans le ghetto

Une statue polémique

La statue de cire réalisée par Maurizio Cattelan et représentant Adolf Hitler se reccueillant à genoux est exposée dans une cour intérieure de l’immeuble situé au 14 de la rue Próżna, rue qui faisait partie intégrante du petit ghetto une année durant.
Les avis sont extrêmement partagés et les polémiques battent leur plein dans le monde entier.
Ne voulant nullement entrer dans ce débat, je dirai simplement pour résumer ma pensée que je préfère ne retenir que l’image forte d’un Willy Brandt s’agenouillant devant le monument du ghetto à Varsovie en 1970, celui là même qui avait été déchu de sa nationalité allemande par les nazis en 1940.

Je note juste que la palissade qui borde l’arrière-cour a été rehaussée pour la circonstance afin d’empêcher tout accès et qu’une voiture de sécurité est garée contre. Comme quoi l’aspect polémique de l’installation de cette statue dans ce lieu symbolique a bien été envisagé…