Rue Stawki depuis les ruines du ghetto

Une photo pour raconter l'histoire

Insurrection de Varsovie 1944, ruines du ghetto
Insurrection de Varsovie 1944, ruines du ghetto (Cliquer pour agrandir) Photo Józef Jerzy Karpiński Source Musée de l'Insurrection de Varsovie - Google Maps
La photo ci-dessus présente une perspective est-ouest de la rue Stawki avec au fond l'immeuble 4/6 de la rue Stawki (actuellement le numéro 10), situé sur la zone de Umschlagplatz, l'ancienne gare de marchandises utilisée pour la déportation des juifs de la capitale et de ses environs. Cet immeuble était utilisé comme zone de confinement pour les juifs, notamment la nuit, lorsque ces derniers ne pouvaient être embarqués dans les convois à destination du camp d'extermination de Treblinka. Au premier plan, un insurgé polonais scrute à la jumelle la zone située au nord vers le quartier de Żoliborz, l'action se situe début août 1944, les premiers jours de l'insurrection de Varsovie. Au premier plan, les ruines du ghetto (grand ghetto), au niveau des gravas des immeubles 13 et 15 de la rue Stawki. La zone nord du ghetto de Varsovie, dans le quartier de Muranów, l'ancien quartier juif, fut systématiquement détruite par les allemands et leurs supplétifs, principalement ukrainiens, durant l'insurrection du ghetto qui intervint entre le 19 avril 1943 et 16 mai 1943, et pendant laquelle 13 000 juifs furent tués et le reste de la population du ghetto, environ 58 000 juifs, furent déportés. Entre la date du bouclage du ghetto de Varsovie en novembre 1940 et le déclenchement de l'insurrection, entre 90 000 et 100 000 juifs moururent de faim et de maladie et 300 000 furent déportés depuis Umschlagplatz. La zone entièrement détruite du grand ghetto fut nivelée entre l'été 1943 et juillet 1944 lorsqu'un camp de concentration fut établi sur ses ruines (KL Warschau), dépendant dès 1944 du camp de concentration de Majdanek, avec pour objectif le déblaiement des ruines du ghetto et le tri des matériaux, réalisé par des prisonniers juifs (notamment d'origine grecque) envoyés depuis Auschwitz. Le 1er août 1944 fut déclenché l'insurrection de Varsovie contre l'occupant allemand. Ce soulèvement dura jusqu'au 2 octobre 1944 et plus de 200 000 personnes, combattants mais surtout civils furent tués. A la fin de l'insurrection, la ville fut vidée de ses habitants et systématiquement détruite par les allemands. En comptant le nombre de tués durant le siège de Varsovie en septembre 1939, le nombre de polonais tués durant la guerre, le nombre de juifs morts pendant la période du ghetto puis tués pendant son soulèvement et le nombre de polonais morts durant l'insurrection de 1944, on peut avancer un chiffre d'une fourchette basse de 400 000 morts à Varsovie, répartis entre 70% de non juifs et 30% de juifs, ces derniers ayant été exterminés principalement au camp de Treblinka. La photo ci-dessous présente l'actuelle vue de la photo du haut.
Situation de la rue Stawki aujourd'hui
Situation de la rue Stawki aujourd'hui (cliquer pour agrandir) - Photo Google Earth
> Découvrir l'histoire de Umschlagplatz.

La rue Próżna, mise à jour

Bonjour à tous et mes meilleurs vœux pour 2017. La santé avant tout. La page Facebook de Shabbat Goy a été mise en veille pour l'année qui vient, elle n'est donc plus accessible.
Rue Próżna
Rue Próżna © www.shabbat-goy.com (Cliquer pour agrandir)
Merci à ceux qui m'ont rejoint ici, ils ne sont pas des masses, mais la qualité du lectorat n'est-elle pas à préférer à l'audimat ? Ceci dit, le site reste visité. Les Etats-Unis en tête suivi par les français, les belges, les canadiens, les israéliens, les suisses, les allemands, quelques anglais, hollandais, suédois et d'autres d'un peu partout. N'hésitez pas quand même à faire connaître Shabbat Goy autour de vous. Vous pouvez cependant partager les articles qui vous intéressent sur votre page Facebook. Ci dessous la mise à jour de la page sur la rue Próżna à Varsovie, aujourd'hui l'un des lieux incontournables des visites de la Varsovie juive. > Rue Próżna, lire la suite....

Zenek Moskowicz, jeune garçon du ghetto

Retour sur une image du ghetto

Enfants du ghetto au croisement des rues Żelazna et Leszno (Cliquer pour agrandir)
Enfants du ghetto au croisement des rues Żelazna et Leszno . Photo Google Maps et ZIH (Cliquer pour agrandir).
Une photo emblématique du ghetto de Varsovie, extraite d'un film tourné à l'époque et montrant des enfants et adolescents arrêtés à la porte du ghetto qui était située au croisement des rues Żelazna et Leszno (actuelle avenue Solidarność). Les enfants sont obligés sous la contrainte des soldats allemands (visibles sur la vidéo originale) de déposer les légumes qu'ils avaient cachés sous leurs vêtements afin d'apporter quelques provisions pour leur famille enfermées dans le ghetto. Sur la photo sont visibles un policier polonais sur la gauche et un soldat allemand sur la droite. Les portes des ghettos étaient gardées par des soldats et des gendarmes allemands, des policiers polonais et des membres de la police juive. Souvent, grâce à leur petite taille et leur agilité, nombre d'enfants se sont faufilés à travers des ouvertures pratiquées dans le mur du ghetto afin de partir à la recherche de quelque nourriture pour leur famille, du côté de la zone aryenne et beaucoup d'entre-eux furent arrêtés. D'autres qui eurent moins de chance furent blessés ou tués. Sur une autre photo (ci-dessous) prise ce même jour, on distingue 2 adolescents, 2 garçons et une fille. L'adolescent situé à gauche a été identifié et s'appelle Zenek Moskowicz.
Zenek Moskowicz dans le ghetto de Varsovie
Zenek Moskowicz  (ici à gauche) à une des entrées du ghetto de la rue Leszno. Photo Yad Vashem
Zenek (Moskowicz) Maor est né en 1923 à Włocławek, il était le fils de Yaakov et Lea, propriétaires d'une fabrique de papier qui fut confisquée par les allemands au début de la guerre. La famille se rendit à Varsovie en janvier 1940 pour fuir les persécutions des allemands de Włocławek. Zenek avait alors 16 ans, il était déjà un membre du Hachomer Hatzaïr depuis plusieurs années. Lorsque le ghetto fut bouclé en 1940, Zenek travailla dans une laverie pour les allemands et dans d'autres brigades de travail dans le ghetto et à l'extérieur (comme à l'aérodrome d'Okęcie). Il fut par la suite dirigé vers un camp de travail situé à Września, une ville située à l'est de Poznań. De là, il fut redirigé, avec son frère Henryk (Heniek), vers d'autres camps puis vers le camp établi dans la mine de charbon de Janina et qui dépendait du complexe concentrationnaire d'Auschwitz où il travailla dans des conditions extrêmement rudes à 300 mètres sous terre.
Zenek Moskowicz lors d'une sélection
Zenek Moskowicz à gauche (devant le soldat) lors d'une sélection. Photo Yad Vashem (Cliquer pour agrandir)
Équipés de lampes à acétylène, les prisonniers n'avaient pas la possibilité d'utiliser des allumettes ou des briquets et travaillaient constamment dans la pénombre. Zenek mis au point une technique permettant d'allumer les lampes à l'aide de fils électriques connectés sur une sonnette d'alarme. Accusé de sabotage et condamné à mort, le commandant du camp n'exécuta pas la sentence, ayant compris que Zenek voulait simplement modifier le système d'allumage de la lampe. Zenek participa à la marche de la mort de janvier 1945. Son frère s'échappa du groupe qui fut la cible de tirs des soldats allemands. Zenek fut libéré avec l'avancée de l'armée rouge. Convaincu de la mort de son frère, il se rendit à Włocławek où aucun membre de sa famille ne réapparut. Il retrouva plus tard son frère en Bavière qui émigra par la suite aux Etats-Unis. Zenek émigra pour sa part en Palestine. Plus tard en Israël, il changea son nom de Zenek Moskowicz en Zenek Maor. Il se rendit en Pologne en 1982, dans la mine où il avait travaillé durant la guerre et constata que les mineurs utilisaient toujours le même modèle de lampe. Il en ramena une pour la collection de Yad Vashem. Zenek Maor mourut en 2009.
Zenek Maor en 2007
Zenek Maor à gauche sur la photo en 2007. Photo (www.senatspressestelle.bremen.de)

Porte du ghetto de la rue Leszno

Sur la photo montage au début de l'article, en arrière plan de l'image en noir et blanc, l'immeuble du 93 Żelazna/79 Leszno, en ruines mais encore debout à la fin de la guerre. A la droite sur la photo récente, l'immeuble 81 Leszno où une partie de ses habitants étaient juifs. Ces deux immeubles situés à cet endroit furent intégrés dans le grand ghetto pour la période allant de novembre 1940 à probablement avril 1941.
Immeuble Leszno 81
Immeuble Leszno 81 ( Source Referat Gabarytów, ville de Varsovie)
Liste des abonnés du téléphone du 81 Leszno pour la période 1938-1939: Ajlenberg M. atelier de gravure, Borenstein Ajzyk, Kahane Sjoma, Kasztelańska B., Korabielnik Stella et Michał, Rotlewki J., Rozenblum Ruchla, épicerie fine, Schor M., professeur de collège, Szefner Boruch, journaliste, Wolteger Henryk, avocat, Ecoles publiques communales n°86 et 109. Dans cet immeuble édifié au début du XXème siècle et qui appartenait à Herman Sieraczki se trouvaient également les bureaux de la fabrique de chapeaux "Eleganto". Seule la façade est de cet immeuble survécut au temps. L'immeuble, inhabité depuis plusieurs années, a été démoli en 2014. Ci-dessous, la vue d'avant guerre de l'endroit où se trouvait la porte du ghetto et cette photo des enfants du ghetto:
Immeubles Leszno 79 et 81
Immeubles Leszno 79 à gauche et 81 à droite. La rue Żelazna est située à gauche. Voir la vue actuelle ( Source Referat Gabarytów, ville de Varsovie)
   

Des étangs à Umschlagplatz, une histoire

L'histoire d'un lieu disparu mais toujours présent

Le mémorial de Umschlagplatz
Le mémorial de Umschlagplatz
Dès le XVIème siècle, on recensait dans ce qui allait devenir la rue Stawki des moulins et une quinzaine d’étangs. Les premières maisons d’habitation firent leur apparition vers 1770. C’est vers la fin du XVIIIème siècle que la rue fut officiellement ouverte. Elle prit naturellement le nom de rue des étangs, ulica Stawki... Lire la suite

Twarda 28, l’immeuble Lejb Osnos

Avant la guerre, la rue Twarda était une rue animée et habitée par beaucoup de juifs. La rue s'élance de la place Grzybowski vers le sud-ouest du côté de l'avenue Jerozolimskie, autrefois, elle comportait environ 80 immeubles. Aujourd'hui il n'en reste plus que trois de cette époque, les numéros 62, 49 (récemment restauré) et l'immeuble numéro 28 Lejb Osnos, du nom de son propriétaire durant l'entre-deux guerres.
L'immeuble Lejb Osnos de la rue Twarda à Varsovie
L'immeuble Lejb Osnos de la rue Twarda à Varsovie (Cliquer pour agrandir)
Cet immeuble, à l'origine de style moderne, a été édifié vers 1910 et la plupart de ses habitants étaient juifs. Le rez de chaussée comportaient de nombreux magasins. Etaient recensés une station essence POL-Benz, une épicerie, le magasin de laitage Merder, la charcuterie Lapmann, la parfumerie Lustman, le salon de coiffure Geller, l'entrepôt de vins Fetman.,
Encore habité plusieurs années en arrière, le bâtiment est aujourd'hui vidé de ses habitants et mis en vente. Sa position idéale en centre-ville au pied de la nouvelle seconde ligne de métro du rond-point ONZ en fait une cible de choix pour les promoteurs qui s'activent dans les alentours. Enregistré depuis sur la liste des monuments, l'immeuble devrait être en partie préservé puisque les élévations extérieures doivent être conservées.,
La rue Twarda fut insérée en partie dans le petit ghetto dont l'immeuble Lejb Osnos.,
Nota: sur de très nombreux sites web, il est noté le nom Osmos, mais le nom correct est Lejb Osnos. Liste des abonnés du téléphone de l'immeuble Twarda 28 (période 1938-1939): Altman Maksymilian, ingénieur,
Aneksztejn Bernard,
Awerbuch Gabriel,
Bragilewski J.,
Braun Tunia,
Fetman Szaja, négociant en vins et vodkas,
Finkelstein M.,
Frosz M., patisserie,
Geller Aron, coiffeur,
Grynbaum Jakub,
Janowski Ilja, médecin,
Klossekowa Wanda,
Kunowska Regina, dentiste,
Langman B.,
"Lepe", Lejman F. et Petszaft S.,
Midler Lejb Uszer,
Minchenberg Herman,
Osnos Lejb,



Papelbaum Ludwik,
"Przegląd Garnarsko-Techniczny",
Rajchenbach Włodziemierz, avocat,
Rzechte Izaak M.,
Spriter Dawid,
Welt Szymon,
Wilderbaum Jakub,
Zarch R. M.
L'immeuble Lejb Osnos de la rue Twarda à Varsovie
L'immeuble Lejb Osnos de la rue Twarda à Varsovie (Cliquer pour agrandir)

Place Żelazna Brama à Varsovie

Vue de l'ancienne place Żelazna Brama (Porte de fer) en 1902.
La place Żelazna Brama en 1902
La place Żelazna Brama en 1902 (Cliquer pour agrandir)
Ce secteur a été complètement bouleversé et reconstruit après la guerre, il était situé au bout du jardin de Saxe, et les rues avoisinantes étaient surtout habitées par des juifs. Le quartier fut fortement endommagé par les bombardements allemands de septembre 1939. La magnifique halle marchande Gościnny Dwór, où se trouvaient de nombreuses boutiques juives, et dont on aperçoit juste un bout de trottoir sur la droite, fut pulvérisée par les bombes. Au premier plan, plusieurs juifs, à droite la maison du 12 de la rue Skorzana, rue aujourd'hui disparue. Sur la gauche des maisons situées rue Żabia, une rue également disparue, et derrière, les arbres du jardin de Saxe (Ogród Saski). Il s'agissait donc d'une zone très commerçante où s'affairaient juifs et polonais le long des étals et des boutiques des halles Mirowski, du bazar Janasza, de la halle Gościnny Dwór et des étals du palais Lubomirski. A cet endroit se dresse toujours la place Żelazna Brama où s'élève en son centre le monument dédié au patriote Tadeusz Kościuszko. La photo actuelle a été prise juste devant l'entrée du palais Lubomirski.
La place Żelazna Brama
La place Żelazna Brama d'après un tableau de Canaletto (Cliquer pour agrandir)
Vue de la place Żelazna Brama et du monument de la porte de fer au XVIIIème siècle d'après un tableau de Bernardo Bellotto dit Canaletto, et où on retrouve la maison (blanche à droite) encore présente au début du XXème siècle. A gauche le palais Lubomirski avec son architecture originale. Le palais a été pivoté de 74° en 1970.
Vue aérienne datant de 1935 de la place Żelazna Brama
Vue aérienne datant de 1935 de la place Żelazna Brama (Cliquer pour agrandir)
Vue aérienne du secteur de la place de la Porte de fer en 1935. En jaune la direction de la prise de vue de la photo 1/3. En rouge la maison de la rue Skorzana, en vert les bâtiments aujourd'hui visibles.  

Ancienne banque Wilhem Landau

Découverte de l'immeuble du 38 de la rue Senatorska

L'immeuble de style Art Nouveau qui abritait le siège de la banque Wilhem Landau a été édifié sous la houlette des architectes Stanisław Grochowicz et Gustaw Landau-Gutenteger (un architecte juif très talentueux qui réalisa également le siège de la banque Landau de Łódź ainsi que de nombreux autres immeubles de cete ville) entre 1904 et 1906. La banque, alors dirigée par les successeurs de Wilhem Landau (un banquier établi à Varsovie depuis le milieu du XIXème siècle et décédé en 1899), était l'une des plus importantes banques de la capitale. Elle fut liquidée en 1925 et le bâtiment devint propriété de la banque industrielle polonaise qui elle-même fut liquidée après le crack boursier de 1929. Dès le déclenchement de la guerre en septembre 1939, l'immeuble abrita un hôpital des chevaliers de l'ordre de Malte. Après la guerre, le lieu devint le centre de la propagande du parti communiste, c'est à cette époque que la grande coupole qui avait survécu à la guerre fut démolie. Néanmoins, l'immeuble conserva son aspect original. L'institut français siégea là dans les années 1990 et aujourd'hui c'est l'association Parc Miniature de la région de Mazovie qui expose ses superbes maquettes des bâtiments et monuments emblématiques disparus de la ville de Varsovie.
L'immeuble de l'ancienne banque Wilhem Landau
L'immeuble de l'ancienne banque Wilhem Landau à Varsovie (Cliquer pour agrandir)
L'immeuble offrait des solutions techniques modernes pour l'époque comme le chauffage central, la plomberie, la climatisation, une installation électrique et l'approvisionnement en gaz. Sous la coupole qui laissait passer la lumière se trouvait une grande verrière ornée de vitraux et en son centre dotée d'une horloge. Le sol de l'ancienne salle d'accueil de la clientèle est toujours décoré avec les faïences d'origine qui représentent des feuilles d'érable. La salle des coffres avec ses portes blindées est toujours visible. La grande synagogue de la place Tłomackie se trouvait à une cinquantaine de mètres de là. Découvrir le site web de l'Association Park Miniatur de la région de Mazovie.

Vestiges dans la rue Zielna

Quand l'histoire refait surface

La rue Zielna est une rue perpendiculaire à la rue Próżna, l'ancienne rue juive en partie restaurée et aujourd'hui parcours incontournable des visites guidées. Sur les 52 immeubles qui s'élevaient dans la rue Zielna avant la guerre, il n'en reste plus que 3 visibles aujourd'hui. Le numéro 33, qui a sombré dans l'oubli depuis bien longtemps, refait surface avec les travaux d'aménagement qui ont mis au jour une partie de ses caves. Comme toujours, à Varsovie, quand on gratte un peu le sol, un bout d'histoire refait surface. En 1945, de cet immeuble de 2 étages,il ne restait plus que quelques murs.
Vestiges d'avant guerre au 33 de la rue Zielna à Varsovie
Vestiges d'avant guerre au 33 de la rue Zielna à Varsovie (Cliquer pour agrandir)
Une de ses particularités ? son arrière-cour donnait directement sur l'ancien bazar juif (Pociejów) de la rue Bagno, un réseau d'arrière-cours situé de part et d'autre de la rue Bagno aujourd'hui disparues et où des juifs s'étaient établi au XIXème siècle et commerçaient ferrailles, chiffons et rebuts en tous genres. Après le bouclage du ghetto en novembre 1940, cet immeuble se retrouva positionné juste à la limite est du petit ghetto, un mur devait très certainement couper son arrière-cour en deux comme toutes les autres arrière-cours de la rue Zielna, laissant ses immeubles du côté aryen. A la lecture de l'annuaire des abonnés du téléphone pour la période 1937-1938, il semble qu'une partie de ses habitants étaient juifs. Cukierowie S. et J. Médecin dentiste et ingénieur, Imprimerie "Warszawska", Goldstern M. N., Kalinowkier Izaak, Kuczbard Róża, atelier de réparation de radios, Rajs Frajda, brasserie, Trefler N., Tysler Aron Chaim.
Topologie du côté de la rue Zielna à Varsovie
Topologie du côté de la rue Zielna à Varsovie - Source mapa.um.warszawa.pl (Cliquer pour agrandir)
En vert l'ancien bazar juif Pociejów, en rouge les murs du ghetto qui ferment les rues.

Vestiges de l’immeuble 22 rue Ciepła

Dès que l'on creuse un peu, sous Varsovie, apparaissent les vestiges de l'ancienne capitale (pour sa partie nord). Ici, sur le chantier de réfection de la ligne de tramway de l'avenue Jean Paul II, vers l'intersection avec la rue Grzybowska, quelques traces de la vie d'avant.
Fondations de l'immeuble 22 Ciepła
Fondations de l'immeuble 22 Ciepła (Cliquer pour agrandir)
Fondations de l'immeuble 22 Ciepła
Fondations de l'immeuble 22 Ciepła (Cliquer pour agrandir)
Les fondations de l'immeuble qui était situé au 22 de la rue Ciepła et des élévations en briques qui devaient se trouver dans les caves. Beaucoup de juifs habitaient cette rue. Les immeubles 22 et 24 ont été édifiés pour le compte des propriétaires Tychoński et Szejn qui possédaient également une propriété du côté du quartier de Praga (Ząbkowska 2). Non loin, des ferrailles mises à jour et divers objets, au niveau de l'immeuble qui s'élevait au 32 de la rue Grzybowska, dont une casserole éventrée (en bas à gauche sur le tas), et un pochoir en anglais réalisé pour marquer des expéditions vers l'international. L'immeuble se trouvait à une cinquantaine de mètres de celui de la communauté juive de Varsovie (Grzybowska 26/28). Plusieurs juifs résidaient dans l'immeuble selon l'annuaire téléphonique d'avant guerre.
Fondations de l'immeuble 22 Ciepła
Fondations de l'immeuble 22 Ciepła (Cliquer pour agrandir)
Cette zone fut insérée dans le petit ghetto et la topologie des environs a été bouleversée avec la construction de l'avenue Julian Marchlewski, devenue par la suite avenue Jean-Paul II, en lieu et place de cette section de l'ancienne rue Ciepła.

Les abonnées du téléphone du 14 rue Waliców

Un immeuble pas si anonyme

Annuaire téléphonique de Varsovie pour la période 1938-1939. Les immeubles numéro pairs (côté est) avaient été insérés dans le petit ghetto dont le mur séparait en partie la rue, en son milieu. Encore habité quelques années en arrière, l'immeuble très délabré laisse apparaître les élévations qui se dressaient dans l'arrière-cour, la façade donnant sur la rue ayant été en partie détruite durant la guerre. Władysław Szlengel, le poète, a habité l'immeuble durant la période du ghetto.
Un autre personnage de marque qui a habité le lieu durant l'entre-deux guerres jusqu'à la première grande déportation de l'été 1942, et qui est répertorié ici dans l'annuaire, fut Menachem Kipnis, journaliste, essayiste, musicologue et grand spécialiste des musiques et traditions folkloriques et yiddish, et également photographe.
Découvrir un article sur Menachem Kipnis.
Menachem Kipnis - 14 Waliców street
Menachem Kipnis - 14 Waliców street (cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com
Breindler M., directeur fabrique de placages,
Chorzewski Aleksander,
"Chromax", Lipszyca M., ingénieur pour la fabrique de galvanisation,
Fersztendik Ignacy,
Fersztendik Regina,
Gryff Feliks et Halina,
Halpern S.,
Kipnis Menachem, journaliste,
Krajterkraft Adam, ingénieur construction,
Liberman Michał,
Libraderowa Ewa,
Lipszyc Mieczysław, ingénieur,
Machlejd Jerzy, directeur fabrique C. Ulrich,
Machlejd Józef,
Mange Marek,
Mendelsohn Jakub,
Rozenblum A.,
Rozowska B. L.,
Szlam Jakub,
Szulman D.,
Warszawski Henryk,
Zajdel Róża, chimiste,

Les abonnés du téléphone de la rue Próżna

Un peu plus loin avec les habitants de la rue Próżna

La rue Próżna, aujourd'hui en partie revitalisée, fut la dernière rue percée au XIXème siècle dans ce quartier juif situé autour de la place Grzybowski. Elle reliait alors la place et l'avenue Marszałkowska. Rue huppée dans laquelle s'élevaient 14 immeubles de standing dont l'immeuble numéro 14 Wolanowski (le dernier en attente de restauration) et le numéro 9 situé en face, brillamment restauré, où habitaient Zalman et Rywka Nożyk, fondateurs de la synagogue éponyme voisine; elle tranchait radicalement avec la rue voisine Bagno, l'ancienne rue des ferrailleurs et chiffonniers juifs (bazar autrefois appelé Pociejów). En partie bombardée en 1939, la rue Próżna fut intégrée dans le périmètre du petit ghetto de novembre 1940 à mars 1941. Elle eut de nouveau à souffrir des durs combats de l'insurrection de Varsovie de 1944, notamment l'immeuble Wolanowski en partie détruit et qui abritait un bataillon de l'armée de l'intérieur (Armia Krajowa). Il ne reste plus aujourd'hui que 4 immeubles d'avant-guerre encore debout. A la lecture des noms des abonnés, on constate qu'environ 90% sont juifs, les polonais semblant plus concentrés vers les premiers numéros du côté de l'avenue Marszałkowska.
Perspective de la rue Próżna
Perspective de la rue Próżna - à gauche le numéro 14 Wolanowski, à droite le numéro 9 (Cliquer pour agrandir)
La liste des abonnés du téléphone de la rue Próżna : "Ardenta", Byszkowicz S. Próżna 1 - Matériels pour dentistes,
Bielanowski Marian, Próżna 1 - Salon de coiffure,
Długolęcki M., Próżna 1 - Fourreur,
"Ekonomia", Kulesza Tomasz Tadeusz, Próżna 1 - Café,
Szulc Stanisława, Próżna 1 - Epicerie,
Środowski Kazimierz, Próżna 1 - Ferronnerie,
Kornatowska Zofia, Próżna 2 - Parfumerie,
Nowicki Zygmunt, Próżna 2 - Epicerie,
Trésorerie, premier bureau, Próżna 3,
Jankowski Czesław, Próżna 5 - Médecin,
Jedynak Władysław, Próżna 5 - Tailleur,
Rozenblüth Alfred, Próżna 5 - Médecin,
Schmierer Józef, Próżna 5 - Avocat,
Szpidbaum A. et Fils, Próżna 5 - Vente de cuirs pour harnais et sellerie,
Warszawski L., Próżna 5 - (de la fabrique de bouchons en liège et articles en osier du 30 de la rue Grzybowska),
Blumemfeld I., Próżna 7 - Négociant en ,
Goldberg Ch. M.,Rotam et Goldberg, Próżna 7 - Magasin de courroies de transmission,
Krakowska Balbina, Próżna 7,
Kuliś Stefan Marian, Próżna 7,
Porwisiak M., Próżna 7 - Atelier sellerie-sport,
Rotlewi Julian, Próżna 7 - Avocat,
Bożentowicz Wacław, Próżna 8 - Avocat,
Finkiel Jakub, Próżna 8 - Directeur de collège, ingénieur,
Handelsman Helena, Próżna 8 - Bibliothécaire,
Handelsman Józef, Próżna 8 - Médecin,
Izgur Dawid, Próżna 8 - Docteur en droit,
Nagdymen I., Próżna 8 - Vente de beurre et laitage,
Zundelewicz Miron, Próżna 8,
Billauer Jakub, Próżna 9 - Fabrique de sacs, perruques et accessoires pour matelassier,
Finkelstein Józef, Próżna 9,
Koliszewski R., Próżna 9,
Lebensold Sz., Próżna 9 - Magasin de revêtements de toit et revêtements goudronnés,
Łucki Aron, Próżna 9,
"Skórofile", Próżna 9 - Maroquinerie,
Szretter Stanisław, Próżna 9 - Avocat,
Blaustein M. Próżna 10 - Fabrique de lattes, contre-plaqués et placages,
Bojman Henryk, Próżna 10 - Tailleur pour hommes,
Brzoza Henryk, Próżna 10 - Agent de commerce,
Glaszmidt A., Próżna 10 - Magasin de de vins et vodka,
Grynberg Natan, Próżna 10 - Avocat,
Heitler Izaak et Fils, Próżna 10 - entrepôt de meubles,
Krysiuk Leon, Próżna 10,
Neuman Salomon, Próżna 10 - Dentiste,
Szmuszkowicz Józef, Próżna 10 - Médecin,
Szpiro Leon, Próżna 10,
Bauman Jakub, Próżna 12,
Brok Boruch, Próżna 12,
"Forkiel", Próżna 12 - Magasin de lattes et placages,
Gepner Stefania et Abraham, Próżna 12,
Gerkowicz C., Próżna 12,
Gesundhelt frères, Próżna 12 - Agence vente d'occasion,
Gesundhelt Izydor, Próżna 12 - Associé Gesundhelt frères,
Gold Adam, Próżna 12 - Articles pour orchestre d'opéra (?),
Goldkorn L., Próżna 12 - Médecin,
Goldkorn Beniamin., Próżna 12,
Goldszal T., Próżna 12 - Maroquinerie,
Grosinger S., Próżna 12,
Kleniec Roman, Próżna 12,
Kossowska Stanisława, Próżna 12,
Lebensold Abram, Próżna 12 - Magasin de produits métalliques,
Mędrzycki I., Próżna 12,
Rabiner M., Próżna 12 - Magasin d'horloges et articles techniques,
Sowadski Juliusz et associés, Próżna 12 - Tannerie,
Zommer Ch., Próżna 12,
Zysman Jonas, Próżna 12,
Berghoer M., Próżna 14,
Billauer Dawid, Próżna 14 - Vente d'accessoires pour matelassier,
Bloch A., Próżna 14 - Fabrique de lattes et placages,
Blumenkopf Ignacy, Próżna 14,
Centre d'installation et d'instrumentation techniques Jakubowicz, Próżna 14 (Grzybowski 6),
Gitis-Bilik Zofja, Próżna 14 - Dentiste,
Halpern Tadeusz, Próżna 14,
Halpern Wiktor, Próżna 14 - Avocat,
Hartsilber Paul, Próżna 14 - Horloger,
Hazenbajn Ala, Próżna 14,
Katz Samuel, Próżna 14,
Kleniec Lejzor, Próżna 14,
Lehensold A., Próżna 14,
Modzelewska Henryka, Próżna 14,
Poradnia Zawodowa J. Kraushara (orientation professionnelle), Próżna 14,
Nickin Samuel, Próżna 14 - Entrepôt de placages, contre-plaqués,
Rubinstein-Jezierski Jerzy, Próżna 14 - Chirurgien,
Szyfmanowicz G., Próżna 14,
Szyfmanowicz Leon, Próżna 14 - Avocat,
Association pour la protection des jeunes étudiants et travailleurs juifs, Próżna 14,
"Warszawskie Zakłady Odkażania i Sortowania Opdadów Włokien", Próżna 4 - Centre de désinfection et de tri de déchets de fibres, bureau de ventes, direction,
Werthajzer L. M., Próżna 14 - Magasin de vitres pour fenêtres,
Zakon Mieszysław, Próżna 14 - Bijoutier.
Présentation de la rue Próżna.

Localisation d’une photo du rapport Stroop, rue Gęsia

Un groupe de juifs encadrés par des SS dans le ghetto

Insurrection du ghetto, avril-mai 1943. Photo extraite du rapport Stroop, prise à l'angle des rues Smocza et Gęsia (aujourd'hui rue Anielewicz). En arrière plan à gauche l'immeuble Smocza 32/Gęsia 57a.
Juifs à l'angle des rues Gęsia et Smocza dans le ghetto de Varsovie
Juifs à l'angle des rues Gęsia et Smocza dans le ghetto de Varsovie (Cliquer pour agrandir)

Liste des abonnées au téléphone de la rue Brzeska

Une rue témoin de l'avant guerre

La rue Brzeska est située dans le quartier de Praga.
Parmi ceux qui s'intéressent à la Varsovie ancienne et qui poussent un peu plus loin que les circuits touristiques habituels, il est des rues qui restituent encore ce qu'était la Varsovie populaire d'avant guerre, aussi bien polonaise que juive. La rue Brzeska, située non loin de la gare de l'est (Warszawa Wschodnia) offre cette sensation. Pourtant il est difficile de se faire une idée devant le spectacle de ces nombreux immeubles centenaires délabrés où la plupart des crépis, des façades, stucs et détails architectoniques ont disparu sous l'effet du temps.
La rue Brzeska dans le quartier de Praga
La rue Brzeska dans le quartier de Praga (Cliquer pour agrandir)
Quand on analyse le répertoire téléphonique tel qu'il était composé un an avant la guerre, on se rend compte de la structure de cette micro-société qui peuplait la rue Brzeska et de la variété des métiers qu'on y exerçait. A la lecture des noms des abonnés du téléphone, on apprend qu'environ 30% de ses habitants étaient juifs, certainement morts quelques années plus tard au ghetto de Varsovie, sur l'autre rive, ou à Treblinka.

Ci-dessous la liste de tous les abonnés au téléphone de la rue Brzeska pour la période 1938-1939 :
Formation militaire des chemins de fer, Brzeska 2,
Jastrzębski Leon, Brzeska 2 - Pédiatre,
Machowski Mieczysław, Brzeska 2,
Mizerski E, Brzeska 2 - Ingénieur, responsable de la circulation,
Stawiński Wincenty, Brzeska 2 - Chef de caisse de la gare de l'est,
Sadowski Jakub Mirosław, Brzeska 2,
Liszka Franciszek, Brzeska 3,
Łuczyniec W, Brzeska 3 - Menuiserie,
Szewczenko Mikołaj, Brzeska 3 - Café,
Zeldeman Izrael, Brzeska 3 - Café Blech Feliks et Mazur Henryk, Brzeska 4 - Garage Gzell Jan, Brzeska 4,
Société de lutte contre la tuberculose, Brzeska 4 - (antenne),
Adelson Dawid, Brzeska 5,
Markusfeld Jakub, Brzeska 5 - Electricien,
Edelszein, Brzeska 5 - Docteur,
Szpecht B, Brzeska 5 - Docteur,
Jagoda Abram, Brzeska 5 - Restaurant,
Siedlecki Moszek, Brzeska 5,
Skowronek Szyja, Brzyska 5,
Bromke Eugenia, Brzeska 6 - Dentiste,
Skolimowska-Kotkowska Maria, Brzeska 6 - Docteur,
Kamiński Wincenty, Brzeska 6,
Wróbel G, Brzeska 6,
Dybowska-Brodzic Irena, Brzeska 6 - Articles peinture et dessin,
Hoffman Dawid, Brzeska 6,
Kluczyk Antoni, Brzeska 6 - Fonderie de métal,
Lachs H, Brzeska 6,
Leoniak Adam, Brzeska 6 - Epicerie et produits laitiers,
Dépôt de l'embranchement ferroviaire de la gare de l'est, Brzeska 6a,
Buda Pejsach, Brzeska 7,
Kirshenbaum Chil, Brzeska 7,
Poremba Leon, Brzeska 7 - Fabrique de clous,
Szpajzmann Aron, Brzeska 7,
Żelazkiewicz K, Brzeska 7 - Manufacture de montres,
Bedzak P, Brzeska 8 - Epicerie,
Grynberg Gustawa, Brzeska 8 - Epicerie,
Beeger Jan, Brzeska 8 - Parfumerie, pharmacie,
Grossiste de charbon de Praga, Brzeska 8,
"Koło Prażan", Brzeska 9 - Commerce de marchandises pour hommes et femmes,
Flancreich Frères, B et M, Brzeska 10 - Vente d'articles en métal,
Naparstek Joel, Brzeska 10,
"Tomchaj-Anyim", Brzeska 10 - Cantine pour chômeurs,
Wajntraub Icek, Brzeska 10 - Société de transport,
Hejnikowski Jan Antoni, Brzeska 11,
Handwol Sz, Brzeska 11,
Mozelman Chaim, Brzeska 11,
Antenne sanitaire de l'hôpital des chemins de fer, Brzeska 12,
Buda Chaim, Brzeska 13,
Kronenberg Abram, Brzeska 13 - Salon de thé,
Prydrychewicz Adam, Brzeska 14a - Juge,
Wiszniewski D, Brzeska 14a,
Sirota B, Brzeska 14,
Débit de boissons, Brzeska 15-17,
Brykier P, Brzeska 16 - Menuiserie, ébénisterie,
Hechtkopf Jankiel, Brzeska 16,
Ryngelblum L, Brzeska 16, Café,
Szwacwald Samuel, Brzeska 16 - Pharmacie,
Mazur Karolina, Brzeska 17 - Parfumerie,
Turowicz Jadwiga, Brzeska 17,
Ziółkowski Stanisław, Brzeska 17 - Chirurgien,
Szefer Oskar, Brzeska 17a - Masseur diplômé,
Oporski P, Brzeska 18 - Volailler,
Pikon Szlama, Brzeska 18,
Tenenbaum I, Brzeska 18 - Matériaux de construction,
Bertman Henryk, Brzeska 20,
Brykier P, Brzeska 20,
Kobyłka Chil, Brzeska 20,
Bursztyn M, Brzeska 20 - Magasin de volailles,
Lerer M, Brzeska 20 - Vêtements de marque,
Sznek H, Brzeska 20,
Ostaszewska Marja, Brzeska 20,
Mozelman Józef, Brzeska 21,
Rozenblit Matias, Brzeska 21,
Miganowicz Franciszek, Brzeska 23 - Vêtements pour hommes et femmes,
Sobol Pinkus, Brzeska 23,
Stegiński Teodor, Brzeska 23 - Vendeur de volailles,
Bertman H, Brzeska 25 - fabrique ciment, chaux, argile réfractaire.
TOMCHAJ–ANYIM (Brzeska 10) était une association créée en 1920 d'aide pour les juifs pauvres et sans emploi qui a fonctionné jusqu'au déclenchement de la guerre. Le livret (polonais) qui présente les statuts de l'association est visible en ligne à la bibliothèque de l'université catholique de Lublin, mot-clé TOMCHAJ–ANYIM.

Warszawa 1935, Wola

Deuxième volet d'une reconstitution historique

Warszawa 1935 - Wola
Warszawa 1935 - Wola. Source Studio Newborn (Cliquer pour agrandir)
La même vue, aujourd'hui
La même vue, aujourd'hui (Cliquer pour agrandir)
Sortie du second volet du film de reconstitution historique en images de synthèse de la ville de Varsovie : Warszawa 1935 - Quartier de Wola, quartier ouvrier, industriel et populaire de la Varsovie d'avant-guerre. Comme le premier volet, une superbe réalisation qui n'a rien à envier aux plus grands studios d'animation. Réalisation Studio Newborn Reconstitution du quartier de Wola Trailer du premier volet Warszawa 1935 avec la grande synagogue de Varsovie à la trentième seconde.