La marche de la mort – route 1

La route Auschwitz – Wodzisław Śląski

Dès le milieu de l’année 1944, l’offensive de l’Armée rouge contre les armées du Reich est lancée vers l’ouest. Face à cette avancée, les allemands décident de procéder à l’évacuation des prisonniers des camps d’Auschwitz et de 27 sous-camps rattachés. Entre le 17 et le 21 janvier 1945, c’est pas moins de 56 000 prisonniers qui s’élancent en colonne sur les routes de Silésie en direction de l’ouest, vers l’Allemagne.
Cette marché forcée empruntera deux routes différentes mais pas très éloignées à travers la Haute-Silésie. Un premier mouvement s’effectue en direction de Wodzisław Śląski (Loslau) sur une distance d’environ 65 kilomètres. Le second tracé s’élancera en direction de Gliwice (Gleiwitz) puis Prudnik (Neustadt) pour une partie des prisonniers; un parcours plus long.
Les prisonniers avaient pour consigne interdiction de parler avec les populations des communes traversées lors de cette marche. De même, aucun civil ne pouvait s’approcher de la colonne des déportés, ni communiquer avec eux. Cette marche forcée sous des températures négatives dura 3 jours et 2 nuits. Les prisonniers étaient habillés de tenues rayées et de guenilles, des sabots aux pieds pour la plupart, d’autres avaient récupéré des habits et des chaussures de déportés qui avaient été envoyés au gazage. Certains qui avaient des couvertures les jetèrent rapidement dans le fossé car la neige qui tombait dessus s’accumulait et fondait dans les fibres et les alourdissait. Une maigre distribution de nourriture avait été plus ou moins organisée avant le départ. Les prisonniers déjà affaiblis par les longues journées de travail au camp s’élancèrent sur les routes, la fatigue ne tarda pas à gagner les rangs. Et l’épuisement des plus faibles et des malades les condamnaient à une mort certaine. Ceux qui ne pouvaient plus suivre la file étaient exécutés sur place et leur corps abandonné en bord de route. Même ceux qui ralentissaient et éprouvaient un besoin naturel à satisfaire ou ceux qui essayaient de réajuster leurs sabots ou chaussures dépareillées étaient abattus.
Au delà de la fatigue extrême, des blessures, de la faim, c’est surtout de la soif que souffraient les déportés car le froid polonais s’il peut être supporté jusqu’à une certaine température lorsqu’on s’y habitue en temps normal, est un froid sec. Il n’y avait bien sûr aucune structure pour accueillir les prisonniers lors des haltes ou des 2 nuits qu’ils avaient à passer. Cela était improvisé sur place, ici dans une ferme, là dans un stade, ailleurs sur la place du marché.
La principale colonne s’élancera d’Auschwitz (Oświęcim) et prendra la direction sud-ouest.

Route 1 – Les étapes suivies par la colonne Auschwitz-Wodzisław Śląski

Route commune : Auschwitz – Birkenau – Brzeszcze – Jawiszowice (les prisonniers du camp de travail de Jawischowitz rejoignent la colonne) – Miedźna – Ćwiklice – Pszczyna (les prisonniers du camp de travail de Tschechowitz-Vacuum rejoignent la colonne).
Routes séparées :
direction 1 – Pszczyna – Poręba – Brzeźce – Studzionka – Bzie Zameckie – Jastrzębie Zdrój – Mszana – Wilchwy – Wodzisław Śląski.
Direction 2 – Pszczyna – Suszec – Żory – Świerklany Dolne – Marklowice Dolne – Wodzisław Śląski.

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Carte de la marche de la mort Auschwitz-Birkenau – Wodzisław Śląski (Loslau) – Cliquer pour agrandir

> Direction 1

Brzeszcze

Tombe des premières victimes de la marche de la mort dans le cimetière chrétien de Brzeszcze
Tombe des premières victimes de la marche de la mort dans le cimetière chrétien de Brzeszcze (Cliquer pour agrandir) Photo www.shabbat-goy.com
A Brzeszcze, dans une tombe située dans le cimetière chrétien reposent les premières victimes de cette colonne de la marche de la mort, tuées ou mortes le 15 janvier 1945.
Le 15 janvier 2012, une grande stèle a été inaugurée à la mémoire de ces victimes. Le monument a été financé par la société israélienne de télécommunication Bezeq et édifié par la commune de Brzeszcze.
La stèle est entretenue par les écoliers des écoles de Brzeszcze.
Tombe des premières victimes de la marche de la mort dans le cimetière chrétien de Brzeszcze
Tombe des premières victimes de la marche de la mort dans le cimetière chrétien de Brzeszcze (Cliquer pour agrandir) Photo www.shabbat-goy.com

Les 18 prisonniers inhumés là :
✡ Kohn Alfred (174315)
Sauer Balthasar (190325)
✡ Werner Richard (190851)
✡ Gerst (69959)
+ un homme inconnu (16149)
✡ Weis Anna
✡ une femme inconnue (A22322)
✡ une femme inconnue (A 26059)
✡ une femme inconnue (A 27174)
deux hommes inconnus
sept femmes inconnues
Dans le cimetière se trouvent également les tombes de 8 autres prisonniers et 4 enfants prisonniers morts à l’hôpital.
Plusieurs prisonniers qui s’étaient échappés de la colonne ont pu être sauvé grâce à l’assistance d’habitants de Brzeszcze comme les familles de Maria et Ludwik Paszków, Zofia et Augustyn Godziek, Józef Walecki, Joanna Foksowa et son fils Jan, Władysław Wuzik, Paweł Hoinkis. La jeune Klara Otręba a caché deux prisonniers évadés.

> Localisation du cimetière.

Jawiszowice

A Jawiszowice, à la colonne de déportés se sont joints 1900 prisonniers du camp de travail de Jawischowitz situé dans cette petite ville, un camp créé à la mi-août 1942.
> Présentation du camp de Jawischowitz
> Localisation du site de l’ancien camp.

Miedźna

Commémoration à Miedźna à la mémoire des victimes de la marche de la mort (Cliquer pour agrandir)
Commémoration à Miedźna à la mémoire des victimes de la marche de la mort (Cliquer pour agrandir) – Photo Renata Botor
Dans le cimetière chrétien de cette petite commune se trouve une fosse où ont été inhumés 42 victimes de la marche de la mort dont 29 femmes et quelques enfants.
Une cérémonie se tint là le 2 septembre 1945 en présence des habitants du lieu. La tombe est régulièrement entretenue par des élèves des écoles de la ville et fait l’objet de commémorations. Elle a été financée par une société israélienne.
Commémoration à Miedźna à la mémoire des victimes de la marche de la mort (Cliquer pour agrandir)
Commémoration à Miedźna à la mémoire des victimes de la marche de la mort (Cliquer pour agrandir) – Photo Renata Botor
Parmi les victimes se trouvent les déportés dont le matricule suivant est : B4200, 4292, B6143, A6737, 9699, 10989, B8927, 15243, 15244, 27603, 27779, 13221, 27645, 76396, 80816, 82716, 83910, A9974, 80031, 81204, 156775, 135285, P191700, 195335, 175262, la plupart de confession juive.
> Localisation du cimetière.

Ćwiklice

Monument érigé sur le terrain de l'école primaire de Ćwiklice
Monument érigé sur le terrain de l’école primaire de Ćwiklice (Cliquer pour agrandir) – Photo Google Maps
Plusieurs prisonniers sont morts durant le passage de la colonne dans les environs de ce village. Leurs corps avaient été enterrés le long de la route et leurs tombes sommaires surmontées d’une croix. 26 femmes et 16 autres prisonniers dont 2 enfants avaient été enterrés. Les corps furent exhumés le 27 mars 1952 et rassemblés dans le cimetière de Pszczyna. Des photographies des victimes furent prises par le photographe de Pszczyna Michał Święch.
> Localisation du monument.

Pszczyna

La colonne des déportés a atteint Pszczyna le 19 janvier 1945 en milieu d’après-midi, c’est à dire à la tombée du jour, en plein mois de janvier. Les déportés ont été amenés au stade de la ville, qui était clôturé. Il y avait 20 cm de neige sur le terrain. Ils se sont installés sur les bancs et dans les tribunes qui ont vite été remplies, plusieurs prisonniers ont été morts écrasés, d’autres dans les rues de Pszczyna. D’autres prisonniers ont été confinés sur la place du marché. Le lendemain, la colonne a été rejoint par 561 prisonniers du camps de travail de Tschechowitz II (Czechowice Dziedzice). La colonne a été divisée en deux. La première a été dirigée sur la route de Poręba, Brzeźce, Studzionka, Pawłowice jusqu’à Jastrzębie-Zdrój, l’autre a été dirigée vers Radostowice, Kobielice, Suszec, Rudziczka et Żory.
Une plaque a été érigée au stade municipal à l’initiative du professeur d’histoire Stanisława Janosza de l’école d’économie de Pszczyna, à l’occasion du soixantième anniversaire de la marche de la mort. Deux anciens déportés de la marche de la mort assistèrent à la cérémonie.
Une fosse commune et un monument se trouvent dans le cimetière chrétien de la rue Żorska, elle a été établie en 1952 par les habitants de la ville et quelques restes ont été inhumés là en 1965. Cette fosse contient les restes de plus de 130 déportés. Parmi eux, 51 ont été transférés depuis Ćwiklice, 20 depuis Poręba, 10 (?) depuis Radostowice, 9 depuis Branica (à côté de Suszec), 27 depuis Suszec et 20 depuis Pszczyna.
Quelques déportés réussirent à s’échapper et furent recueilli par des familles de Pszczyna.
> Localisation du cimetière.
> Localisation du stade.

Poręba

Plaque érigée dans le cimetière de Pszczyna, à la mémoire de Ireneusz Rowiński, la plus jeune victime de la marche de la mort, décédée 9 jours après sa naissance
Plaque érigée dans le cimetière de Pszczyna, à la mémoire de Ireneusz Rowiński, la plus jeune victime de la marche de la mort, décédée 9 jours après sa naissance (Cliquer pour agrandir) – Photo Jurek K
Le 21 janvier 2011 a été dévoilée au cimetière de Pszczyna, une plaque à la mémoire de Ireneusz Rowiński, un enfant de 9 jours né le 21 janvier 1945 dans la campagne de Poręba, fils de Leokadia Rowińska, une prisonnière de la colonne. C’est la plus jeune victime de cette marche de la mort.
Leokadia Rowińska a été déportée à Birkenau en août 1944 avec d’autres polonais, des combattants de l’insurrection de Varsovie. Elle est arrivée enceinte au camp et a survécu jusqu’à l’évacuation de Birkenau le 18 janvier 1945. Encore dans cet état, elle a pu arriver jusqu’au village de Poręba, distant d’une trentaine de kilomètre du camp de Birkenau. La nuit, accompagnée de deux femmes juives, elle a pu se rendre chez un habitant de la campagne où elle a accouché, l’enfant était en mauvaise santé. Le prêtre du lieu refusa de baptiser l’enfant par crainte de problème pour obtenir l’acte de naissance. Neuf jours plus tard, le 30 janvier 1945, le petit garçon mourut et fut enterré à côté d’un sanctuaire le long d’une route de Poręba, on l’inhuma dans une boite de pâtes. Leokadia survécut à la guerre et retourna à Pszczyna à l’occasion du dévoilement de la plaque à la mémoire de son fils.
Environ 17 prisonniers et prisonnières ont été enterrés dans un bois appelé Bażantarnia (Faisanderie) à l’est du bourg de Poręba (localisation).
Quelques prisonniers ont été enterrés sur le terrain du Centre National des Machines (Państwowy Ośrodek Maszynowy – POM) où se trouvait une ferme où s’était arrêtée la colonne après quelques kilomètres de marche depuis Pszczyna. Tous n’ont pas pu s’abriter dans la ferme durant la nuit.
9 prisonniers tués durant la marche et qui avaient été enterrés dans le bois Korbel (las Korbel) ont été transférés vers le cimetière św. Krzyża (Ste Croix) de Pszczyna à priori en 1952. Leur identité a été établie en 1980 par le musée d’Auschwitz. Il s’agit de : Hak Marianna des Pays-Bas, Heringman Elizabeth des Pays-Bas, Pawia Spinarczuk, Aron Seibert de France. Ont également été identifiés Aalsvel Jełty, 21 ans, originaire des Pays-Bas, Anna Hejsz de Minsk, Anna Bertenson de Dąbrowa (?) et Benedykta Zegariusa d’Amsterdam.
36 prisonniers qui s’étaient échappés ont pu survivre plusieurs semaines grâce à l’aide de plusieurs habitants de Poręba qui les ont hébergé et soigné au péril de leur vie : Paweł Cepok, Józefa Chudek, Jadwiga Czembor, Ludwika Krawieczek, les familles Jureczków i Kołochów,Maria Kurtok, Maria Lazar, la famille de Józefa Pająka, Apolonia Poloczek, ks. (prêtre) Alojzy Pitlok, Gertruda Pustelnik, Paweł Skorupka, Ludwika Szendera, la famille Józefa Wałeckiego, Jadwiga Żur.

Une tombe datant de la seconde guerre mondiale se trouve dans le bois de Poręba.
source Zygmunt J. Orlik: Pamiętny rok 1945 Na ziemi Pszczyńskiej.

Brzeźce

Fosse commune située dans le cimetière de Brzeźce, où sont enterrés 18 prisonniers victimes de la marche de la mort
Fosse commune située dans le cimetière de Brzeźce, où sont enterrés 18 prisonniers victimes de la marche de la mort (Cliquer pour agrandir) – Photo JacekC
Dans le cimetière chrétien, 19 prisonniers, tués par les allemands ont été enterrés dans une fosse commune. Un mémorial a été érigé en 1972.
Le lieu est entretenu par les élèves de l’école primaire de Brzeźce.
Parmi les victimes se trouvent les déportés dont le matricule est : A1425, B61417, A1723, B12435, A4333, A14222, A4328, U202225, U185, 35926, B181919, B117739, A188892. Parmi eux des juifs originaires de Tchécoslovaquie, de Hongrie, de Pologne et d’Europe de l’ouest, ainsi qu’une femme biélorusse ou russe. Une cérémonie eut lieu le 30 août 1945 en mémoire des victimes.
> Localisation du cimetière.

Studzionka

Dans le cimetière chrétien se trouve une tombe où ont été rassemblés les restes de 18 prisonniers qui ont été tués sur la route entre Brzeźce et Pawłowice. Le monument a été érigé en 1973 et est entretenu par ses élèves de l’école de Studzionka.
> Localisation du cimetière.

Pawłowice

Un monument a été érigé au cimetière Saint Jean-Baptiste (św. Jana Chrzciciela) de la commune. 30 prisonniers sont morts sur le terrain de la commune, 19 sont enterrés au cimetière.
> Localisation du cimetière.

Bzie Zameckie

Sur la route qui mène à Pawłowice, 11 prisonniers ont été tués par les allemands qui les ont amené au cimetière chrétien où ils ont été enterrés. 22 prisonniers sont inhumés là.

Jastrzębie-Zdrój

Monument dans la commune de Jastrzębie-Zdrój à la mémoire de 15 victimes de la marche de la mort
Monument dans la commune de Jastrzębie-Zdrój à la mémoire de 15 victimes de la marche de la mort (Cliquer pour agrandir) – Photo Naszemiasto.pl
Un monument a été érigé dans le cimetière chrétien de Jastrzębie-Zdrój à la mémoire de 36 victimes mortes durant leur transfert vers la gare de Wodzisław Śląski. Le lieu est entretenu par les scouts de l’école primaire n°1.
> Localisation du cimetière.
Sur le terrain d’une ancienne ferme a été érigé le 19 janvier 1980 un monument à la mémoire de 15 prisonniers tués ou mort de froid.

> Localisation du monument.

Une plaque rappelle également la mémoire de 36 victimes de la marche de la mort.

Mszana

26 prisonniers ont été tués sur la commune de Mszana. Un monument a été érigé sur le lieu de la fosse commune.

Wilchwy

Sur la route menant à Wilchwy, 5 prisonniers ont été enterrés. Leurs restes ont été transférés en 1958 au cimetière de la commune.
> Localisation du cimetière.

Wodzisław Śląski (Loslau)

Wodzisław Śląski est la dernière étape de cette première route de la marche de la mort. Entre le 21 et le 23 janvier 1945, plus de 20 000 prisonniers qui ont survécu à cette terrible marche d’hiver ont été embarqués dans des trains pour les destinations des camps de Gross-Rosen, Buchenwald, Bergen-Belsen, Mathausen, Ravensbrück et Sachsenhausen. Ils montèrent sur des wagons de marchandises à ciel ouvert et firent le voyage sous des températures glaciales.
2000 autres ont continué à pied tandis que 1600 prisonniers venus des sous-camps d’Auschwitz ont été transférés par chemin de fer.

Une plaque mémorielle financée par les habitants de la ville, a été apposée sur une élévation de la gare en juin 1972, elle rappelle la mémoire de 30 prisonniers tués par les allemands. La plaque est entretenu par les cheminots et les scouts de l’école n° 7 (commémorations).
> Localisation de la plaque.
Une fosse commune se trouve dans le cimetière chrétien de la rue Jodłowa. Un monument funéraire récent a été érigé sur la fosse.
> Localisation du cimetière.
Une autre plaque, dévoilée en 1962, à la mémoire de 10 prisonniers tués par les allemands, a été apposée sur une élévation du siège d’une entreprise commerciale, à l’endroit où ils avaient été exécutés.
> Localisation de la plaque.

Une stèle a été érigée dans le cimetière de la rue Rogowska où repose un prisonnier inconnu tué par les allemands.
> Localisation du cimetière.
Un monument (ci-dessous) a été érigé sur le site de Góra Piaskowa (la montagne de sable) là où reposent « 44 prisonniers politiques assassinés par les allemands » lors de l’évacuation et de la marche de la mort.
> Localisation du monument.

Le mémorial du site de Góra Piaskowa à Wodzisław Śląski
Le mémorial du site de Góra Piaskowa à Wodzisław Śląski (Cliquer pour agrandir) Photo www.radio90.pl

> Direction 2

Suszec

Sur la route menant à Żory depuis Pszczyna, entre la campagne de Branica et le village de Suszec, 18 prisonniers et 18 prisonnières, âgés entre 18 et 55 ans, ont été tués par les allemands, et les cadavres ont été laissés le long de la route. Après le passage de la colonne, les habitants du lieu ont rassemblé les dépouilles et les ont enterré dans une fosse commune dans la forêt de Łęg. En mai 1845, une commission d’enquête sur les crimes nazis diligentée par le procureur de Katowice a procédé à l’exhumation des corps, ce qui a permis de déterminer le nombre de tués par balles et procéder à l’identification. Les restes ont été transférés en 1947 vers le cimetière de la Sainte Croix (św. Krzyża) de Pszczyna. A l’endroit où les victimes avaient été enterrées après le passage de la colonne de la marche de la mort, un monument a été inauguré en 1965 (ou 1967 selon une autre source).

Mémorial dans la forêt de Łęg à Suszec, où avaient été enterrées les victimes de la marche de la mort
Mémorial dans la forêt de Łęg à Suszec, où avaient été enterrées les victimes de la marche de la mort – Photo Jurek K

> Localisation vers le monument.

Żory

Monument à la mémoire des victimes  de la marche de la mort dans le cimetière de Żory. Photo UM Żory
Monument à la mémoire des victimes de la marche de la mort dans le cimetière de Żory. Photo UM Żory (Cliquer pour agrandir) Photo UM Żory
Dans le cimetière communal de la rue Osińska se trouve un monument érigé en 1946. En 1993, une plaque fut dévoilée, à l’initiative des habitants de Żory, en mémoire des victimes de l’évacuation du camp de Auschwitz-Birkenau. 23 prisonniers sont inhumés là. En fait après enquête, ce serait 40 déportés qui seraient enterrés dans le cimetière, tués dans les rues de Żory, essentiellement des juifs originaires de Hongrie, de Tchécoslovaquie, des Pays-Bas, de Ciechanów et de Pawiak ainsi que 14 prisonniers non identifiés.
Inhumation des victimes de la marche de la mort en 1945 à Żory
Inhumation des victimes de la marche de la mort en 1945 à Żory – Photo Archive du Musée de Żory

Monument en mémoire des victimes de la marche de la mort à Rój. Photo Darek
Monument en mémoire des victimes de la marche de la mort à Rój (Cliquer pour agrandir) – Photo Darek
Un monument se trouve également à Rój, une campagne située à 2 kilomètres à l’ouest de Żory, où avaient été enterrés 24 déportés morts dans les environs de Rój et de Rogozna. La stèle a été érigé en 1995 pour le cinquantième anniversaire de la marche de la mort. 19 déportés étaient morts sur la localité de Rój et 5 sur Rogozna. Au début des années 1960, les restes ont été exhumés et transférés vers le cimetière de Gliwice. Le monument de Rój s’élève à l’endroit où étaient morts 2 prisonniers, une mère et son fils.
> Localisation du monument.

Świerklany Dolne

Un monument se trouve dans le cimetière de la commune de Świerklany Dolne située à 5 kilomètres à l’ouest de Żory. 16 prisonniers juifs, tués ou morts sont inhumés là, déportés depuis les ghetto de Theresienstadt, Cracovie et Tarnów. En 1948 fut érigé le monument sur lequel ont été gravés les matricules de 9 déportés : A- 24091, A-24177, 47581, 47564, 50380, 75287, 62509, B-12365, 95828.
> Localisation du cimetière.

Marklowice Dolne

Dans les environs de la campagne Marklowice Dolne (aujourd’hui le quartier Wodzisław Śląski) se trouve une plaque en mémoire de 7 déportés enterrés dans une fosse commune. Une obélisque a été érigée à l’endroit où se trouvait l’ancien monument.

Monument à la mémoire des 7 déportés à Marklowice
Monument à la mémoire des 7 déportés à Marklowice (Cliquer pour agrandir) – Photo Darek

> Localisation du monument.
Les prisonniers survivants terminèrent cette marche en arrivant à Wodzisław Śląski d’où ils furent transférés par wagons vers l’Allemagne.

Gertruda Pustelnik cacha durant 3 semaines, jusqu’à l’arrivée de l’armée rouge, Maria Gelerter de Varsovie et Anna Zuckermann de Sosnowiec. Elle reçut de Yad Vashem la médaille de Justes parmi les Nations en 1985.
Eliezer (Leon) Eisenschmidt, un juif biélorusse, auparavant affecté au sonderkommando d’un crématoire, fut caché par la famille Tender de Radostowice. La famille fut honoré du titre de Juste parmi les Nations en 1989.
En fait de très nombreux habitants des lieux du parcours de la marche de la mort ont abrité des déportés qui s’étaient échappé de la colonne.

Des membres de l'association PTTK Radlin „Sokół” refont le même parcours de la marche de la mort au mois de janvier
Des membres de l’association PTTK Radlin „Sokół” refont le même parcours de la marche de la mort au mois de janvier
(Cliquer pour agrandir) Photo Aleksander Król
Depuis quelques années (2013), à l’instigation de Jan Stolarz, un habitant de Radlin, une section de l’association PTTK „Sokół” de Radlin organise une marche de la mémoire qui suit le tracé emprunté par la colonne de la marche de la mort entre Auschwitz et Wodzisław Śląski.
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Voir des photos des étapes de la marche de l’association.