Mieczysław Jędruszczak, gardien de l’histoire

Le combattant pour la mémoire

Mieczysław Jędruszczak devant le mur du ghetto
Mieczysław Jędruszczak devant le mur du ghetto – Photo Krzysztof Bielawski (Cliquer pour agrandir)

Si aujourd’hui vous pouvez découvrir les 2 dernières sections du mur du ghetto à Varsovie, c’est grâce à un polonais, monsieur Mieczysław Jędruszczak qui vient de s’éteindre avant l’âge de 95 ans.
Engagé dans la résistance polonaise durant la guerre, il fut ensuite interné dans un camp soviétique (tel fut le sort de très nombreux résistants polonais anti-communistes). Après la guerre, il s’est intéressé au sort des soldats juifs qui furent déportés durant l’hiver 1940 depuis Lublin jusqu’à Biała Podlaska et à la marche qu’ils durent endurer durant laquelle de nombreux moururent d’épuisement ou furent exécutés. Il refit le même chemin 30 ans plus tard à la recherche de témoignages qu’il décrivit dans un article.
Son emblématique combat contre la destruction des derniers vestiges du mur du ghetto de la rue Sienna intervint dans les années 1970. Depuis ces 2 sections de murs ont été classées et protégées, et sont devenues le symbole même de la tragédie du ghetto de Varsovie, l’un des ultimes vestiges pour ne pas dire le dernier.
Découvrir le mur du ghetto de la rue Sienna.

La dernière section du mur du ghetto de Varsovie

Les ultimes traces du mur

La photo ci-dessous présente l’une des deux dernières sections du mur du ghetto de Varsovie, préservée grâce à l’action active d’un polonais, Mieczyslaw Jędruszczak, venu habiter quelques années après la guerre un immeuble mitoyen.

La dernière section du mur du ghetto de Varsovie (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com
La dernière section du mur du ghetto de Varsovie (Cliquer pour agrandir) © www.shabbat-goy.com

A l’origine le mur, long de 16 kilomètres, enserrait plus de 100 hectares d’immeubles et de rues réservés au confinement des juifs de Varsovie et de toute sa région. Le périmètre du ghetto se réduisit au fur et à mesure des déportations et ses limites furent régulièrement modifiées.
Les derniers tronçons aujourd’hui visibles étaient situés dans la limite sud alors occupée par le petit ghetto et des murs avaient été érigés à l’intérieur des cours des immeubles situés entre les rues Sienna et Złota.
De très nombreux visiteurs se rendent aujourd’hui sur les lieux où se trouvent ces deux tronçons de mur en passant par l’intérieur des cours (accès par le numéro 62 de la rue Złota) mais très peu visitent le mur côté est qui donne sur la cour du groupe scolaire situé au 55 de la rue Sienna. Sur cette façade de mur a été apposé en 2010 l’un des 22 mémoriaux, à l’initiative des professeurs et des élèves du Lycée, suite à la mise en place de 21 autres mémoriaux en 2008 par l’Institut Historique Juif de Varsovie, mémoriaux qui balisent et rappellent tout le pourtour du ghetto.
Découvrir le mur du ghetto de la rue Sienna.
Découvrir la chronologie de la mise en place du ghetto de Varsovie.

Les derniers vestiges du mur du ghetto de Varsovie

Les dernières sections du mur du ghetto

Le mémorial de la rue Sienna a été érigé sur la façade est de l’un des deux fragments de mur du ghetto aujourd’hui existant.
Ces 2 sections de quelques mètres de long sont les derniers vestiges du mur qui enserrait le ghetto de Varsovie (une autre section est visible du côté du cimetière juif et dans la rue Waliców).

On doit aujourd’hui la sauvegarde de ces fragments du mur grâce à l’intervention énergique d’un polonais, Mieczyslaw Jędruszczak qui habitait dès les années 1950 au 55 de la rue Sienna et qui intervint lors du démantèlement d’une partie du mur durant des travaux au milieu des années 1970.
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Les mémoriaux du mur du ghetto à Varsovie

Mur du ghetto – Rue Sienna

C’est en 2008 qu’ont été dévoilés dans la capitale polonaise les 22 mémoriaux du mur du ghetto. Ces monuments réalisés par Eleonor Bergman et Tomasz Lec ont été érigés à divers points de la ville où s’élevait le mur du ghetto de Varsovie. Certains d’entre-eux matérialisent les extrémités du petit et du grand ghetto.

Dans le cadre de la préparation de la présentation de tous ces mémoriaux, Shabbat Goy vous présente le mémorial de la rue Sienna, situé sur l’une des façades du Palais de la Culture.
Au début des années 1950, cette partie du centre ville a été entièrement bouleversée et plus de 150 immeubles ayant survécus plus ou moins à la guerre ont été rasés afin de construire le Palais de la Culture. Dans ce périmètre se trouvait l’orphelinat du célèbre pédiatre Janusz Korczak, qui était établit dans le petit ghetto, à une centaine de mètre de l’extrémité du sud-est du mur du petit ghetto.
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